Près de 49 millions de Français appelés à élire leurs maires et conseillers municipaux, à partir de 8h (7h TU). Ces municipales, plus de 35 000 scrutins simultanés, sont les dernières élections majeures avant la présidentielle l’an prochain. Outre les enjeux politiques, la participation sera aussi scrutée de près.
Après la Nouvelle-Calédonie, la Réunion et Mayotte, les bureaux de vote ouvriront à 8h en métropole et fermeront au plus tard à 20h, heure à laquelle pourront être publiés les premiers résultats.
Il y a de fortes chances d’assister à un regain de participation. En 2020, en pleine épidémie de Covid, moins d’un électeur sur deux s’était déplacé lors des dernières municipales. Cette fois, pas de virus, mais la guerre au Moyen-Orient a largement escamoté la campagne. Une conséquence surtout médiatique, à en croire les sondages.
La participation attendue tourne autour de 68 %, soit un niveau proche de celui des législatives de 2024. Si l’intérêt et l’attachement des Français aux élections locales ne datent pas d’hier, il y aura tout de même de la nouveauté ce dimanche.
De nouvelles règles s’appliqueront notamment dans les trois grandes villes, Paris, Lyon et Marseille, où les électeurs voteront pour leurs maires d’arrondissement et le maire de leur ville dans deux urnes distinctes. Des villes où il faudra sûrement attendre un second tour, dimanche 22 mars. Dans les agglomérations, sitôt les résultats connus, une autre élection commencera, avec la question des alliances du second tour. Une liste ayant obtenu plus de 10% peut se maintenir et une ayant récolté plus de 5% peut fusionner avec une ayant dépassé les 10%. Des choix à effectuer avant mardi 18h.
Contrairement à 70 % – voire davantage – des communes, souvent petites, où une seule liste sera candidate. Une situation qui découle d’une autre nouvelle règle, visant à imposer la parité hommes-femmes.



