
“Un propos digne du café du commerce”. Le 18 juin dernier, le procureur de la République donnait une conférence de presse pour faire le point sur la disparition de Delphine Jubillar, après l’arrestation et la mise en examen de son mari Cédric pour meurtre aggravé. Lors de son propos, le magistrat a évoqué plusieurs détails qui pour le moment, en l’absence de corps, font office de preuves, qui semblent accabler l’époux de l’infirmière portée disparue depuis décembre 2020. Tempérament colérique, photos retrouvées dans son téléphone portable, couette lavée à 5 heures du matin, dispute entre les deux époux. Autant d’éléments qui pour les avocats de Cédric Jubillar sont des “informations biaisées, parcellaires et parfois mensongères”.
“Le procureur de la République ne doit porter aucune appréciation sur le bien-fondé des charges, ce qu’il n’a cessé de faire”, ont précisé les avocats Me Alary, Me Emmanuelle Franck et Me Alexandre Martin, à La Dépêche, qui accusent le procureur d’avoir “présenté à la France entière Cédric Jubillar comme un coupable”. Si bien qu’ils ont décidé de riposter sévèrement en saisissant le conseil supérieur de la magistrature pour “dénoncer cette situation”. “C’est une charge inadmissible, une conférence de presse scandaleuse en violation des règles de droit et de la déontologie”, ont-ils déploré, tandis que Cédric Jubillar lui, a été incarcéré.
Quel avenir pour les enfants de Delphine Jubillar ?
Après (…)


