05112021Headline:

Côte d’Ivoire: ”crime sans punité, Koffi Toussaint décapité à Daoukro” Koby Assa

C’est la deuxième leçon. Comparaison n’est pas raison. Mais force est de constater, à la lumière des attitudes opposées entre le jeune président français et notre septuagénaire devant des événements qui touchent le vécu quotidien de leurs concitoyens, que nous devons désespérer de la gouvernance politique ivoirienne.

En effet, nos deux pays ont été frappés par des événements dramatiques similaires séparés seulement de quelques semaines : la décapitation d’un citoyen français et celle d’un Ivoirien pour des raisons politiques différentes. Le président français a mobilisé toute la France émue, condamné cet acte odieux, et a fait rendre un vibrant hommage au professeur d’histoire et géographie décapité.

La minute de silence décrétée officiellement a été scrupuleusement respectée dans toutes les écoles de France en sa mémoire. A contrario, dans l’ex-colonie française, on est resté de marbre devant la décapitation de notre concitoyen. La mort de N’Guessan Koffi Toussaint a été ainsi un non-événement au plus haut sommet de l’Etat ivoirien et vue comme un épiphénomène.

Sans aucune suite au plan judiciaire jusqu’à ce jour. Les Américains US nous auraient dit : « La vie de vos citoyens ivoiriens ne compte pas ». Comble de misère ! Il s’est trouvé un illustre professeur de lettres, porte-voix officiel des Houphouétistes-unifiés et ministre omnipotent, qui s’est offusqué parce que le chef de file de l’opposition a osé recommander une minute de silence en mémoire des victimes des manifestations contre le non-respect de la Constitution, le 21 novembre 2020.

Avant la caution de la parodie d’élection du 31 octobre 2020 par Macron, il y avait déjà 85 Ivoiriens décédés officiellement de mort violente, entre le 06 août et le 09 novembre 2020, date de la décapitation de N’Guessan Koffi Toussaint. L’horreur de l’acte et son impunité en disent long quant à la volonté de se maintenir coûte que coûte au pouvoir de par la force. Extrait de la tribune du Prof Koby Assa.

Operanews

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