05152026Headline:

ALASSANE OUATTARA ‘’Le sommet Africa Forward a fait émerger des réflexions ambitieuses, des propositions concrètes pour l’Afrique

 

Nairobi a accueilli les 11 et 12 mai, le sommet Africa Forward, auquel le Président de la République a activement participé.
Les lampions se sont éteints sur le sommet Africa Forward, coorganisé par le Kenya et la France. Du 11 au 12 mai 2026, plusieurs Chefs d’État et de gouvernement se sont retrouvés à Nairobi, la capitale kényane, pour réfléchir, aux côtés de la France, aux perspectives de développement du continent africain.

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a activement pris part à cette rencontre internationale consacrée aux grands enjeux économiques, financiers et stratégiques de l’Afrique.

Au terme du sommet, le Chef de l’État a dressé un bilan positif des travaux dans une publication sur sa page Facebook officielle. ‘’Le sommet Africa Forward a permis de faire émerger des réflexions ambitieuses et des propositions concrètes autour des grands défis de notre continent. Ensemble, poursuivons la construction d’un nouvel ordre mondial plus juste, capable d’offrir à l’Afrique les moyens de son développement durable et de révéler pleinement le potentiel de sa jeunesse et de ses talents’’, a-t-il déclaré.

Rappelons que lors du déjeuner de travail des Chefs d’État et de gouvernement, le Président Alassane Ouattara est intervenu sur le thème de la réforme de l’architecture financière internationale et de l’accès des pays africains aux financements durables.

Dans son allocution, il a souligné que l’Afrique ne manque « ni de projets porteurs ni de talents », mais demeure confrontée à un environnement financier mondial insuffisamment adapté aux réalités du continent.

Le Chef de l’État a notamment relevé que le déficit de financement de l’Afrique est estimé à près de 400 milliards de dollars par an. Il a également déploré le coût élevé des emprunts contractés par les pays africains, dont les taux sont souvent deux à quatre fois supérieurs à ceux des pays développés, en raison d’une perception jugée biaisée des risques liés aux économies africaines.

Le Président Ouattara a également insisté sur les inégalités en matière de financement climatique. Bien que l’Afrique contribue faiblement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle subit fortement les conséquences du changement climatique tout en ne captant que 2 % des financements climatiques mondiaux.

Face à cette situation, il a plaidé pour une réforme profonde de l’architecture financière internationale, fondée sur trois impératifs : l’équité, l’efficacité et la soutenabilité. Selon lui, cette réforme doit permettre une meilleure représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, garantir des financements rapides et adaptés aux projets structurants, tout en renforçant les capacités productives des économies africaines sans accroître leur vulnérabilité à l’endettement.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, appelé les banques multilatérales de développement à accélérer leur transformation, notamment par une meilleure mobilisation des capitaux privés, le renforcement des garanties financières, le développement des financements en monnaie locale et l’amélioration des mécanismes de couverture du risque de change.

Dans cette dynamique, il a salué l’initiative de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement de l’Afrique (Nafad), portée par la Banque africaine de développement. Il a félicité le président de l’institution, Sidi Ould Tah, pour le lancement de cette initiative à Abidjan, ayant abouti au ‘’Consensus d’Abidjan’’. Enfin, le Président Alassane Ouattara a estimé que la conjoncture internationale actuelle, marquée par les tensions géopolitiques, l’inflation et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, impose à l’Afrique de renforcer sa souveraineté économique et financière.

Il a ainsi appelé à une mobilisation accrue des ressources internes en faveur des investissements productifs sur le continent, tout en insistant sur la nécessité de préserver un environnement propice aux affaires, fondé sur la stabilité macroéconomique, la sécurité juridique et la prévisibilité réglementaire.

En marge du sommet, le Président de la République a échangé avec plusieurs de ses homologues, notamment le Président kényan, William Ruto, le Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Président du Liberia, Joseph Nyuma Boakai, ainsi que le Président du Botswana, Duma Boko.

Le Chef de l’État a également reçu plusieurs hautes personnalités, dont Florence Parly, présidente du Groupe Air France-KLM, ainsi que Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international.

 

 

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