Dans la sous-préfecture de Dignago, à quelques 39 km de Gagnoa, 5 militants du PPA-CI et du PDCI, ont été interpellés pour tentative de marche dans la matinée du samedi 18 octobre 2025.
Les Forces de l’ordre ont réussi à arrêter cinq (5) militants du « Front commun », regroupant des sympathisants du PPA-CI et du PDCI-RDA à Dignago, dans la région du Gôh apprend-on d’AbidjanTV.net. Ces arrestations interviennent après celles des 700 personnes de la marche du 11 octobre 2025, jugée « non-autorisée » par les autorités ivoiriennes. Selon les forces de l’ordre, cette action s’inscrit dans le cadre du maintien de l’ordre public, après plusieurs manifestations jugées “non autorisées” par les autorités ivoiriennes.
Une marche avortée dans le Gôh
Selon des sources sécuritaires, les manifestants, venus majoritairement des villages de Dribouo et Lébré dans le canton Gotibo, s’étaient regroupés dès 9 h sur l’axe Dignago–Guibéroua. Ils entendaient y tenir une marche dite « pacifique » pour dénoncer certaines décisions du gouvernement. Malgré une interdiction préfectorale en vigueur depuis le 10 octobre, les militants ont tenté de maintenir leur action, brandissant des pancartes et scandant des slogans politiques.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité et le ministre d’Etat, ministre de la Défense, ont conjointement signé un arrêté le 17 octobre 2025, interdisant pour deux mois les réunions et manifestations publiques sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Alertées, les forces de l’ordre, composées d’éléments du commissariat de Guibéroua et d’un détachement du Groupement mobile d’intervention (GMI), ont rapidement mis fin à la tentative de marche. L’opération de dispersion, conduite sans affrontement majeur, a permis d’éviter le blocage de la circulation sur cet axe stratégique reliant Dignago à Guibéroua.
Des interpellations dans un climat de tension politique
Au total, cinq personnes ont été interpellées et conduites au commissariat pour audition. Elles devraient être présentées dans les jours à venir devant le parquet de Gagnoa pour répondre de leurs actes, conformément à la législation en vigueur. Les autorités locales ont rappelé que toute manifestation publique reste soumise à une déclaration préalable et qu’aucune marche n’est autorisée sur le territoire de la sous-préfecture pour le moment.
Ces arrestations surviennent dans un contexte politique tendu, marqué par la répression d’une autre marche de l’opposition le 11 octobre dernier, qui avait conduit à plus de 700 arrestations à travers le pays. Alors que la campagne présidentielle bat son plein, ces nouveaux incidents témoignent de la crispation du climat politique à l’approche du scrutin du 25 octobre 2025, où les regards sont tournés vers la capacité des autorités à garantir un débat démocratique apaisé. Alors que l’élection présidentielle se déroulera dans 5 jours, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité et le ministre d’Etat, ministre de la Défense, ont conjointement signé un arrêté le 17 octobre 2025, interdisant pour deux mois les réunions et manifestations publiques sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Le Front commun PDCI-RDA, PPA-CI et FPI dénonce la répression de la marche du 11 octobre, le blocus du cabinet de Gbagbo et réaffirme son refus de soutenir des candidats.



