
Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une visite privée en terre française, pays dirigé par Emmanuel Macron.
Pas de détails sur l’agenda mais…
À l’aéroport, plusieurs personnalités ont tenu à adresser leurs vœux de bon séjour au chef de l’État. Parmi elles figuraient son épouse, la Première dame Dominique Ouattara, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, le chef de cabinet Fidèle Sarassoro, ainsi que des membres du gouvernement et du cabinet présidentiel.
Si les détails de l’agenda présidentiel n’ont pas été communiqués ce vendredi après-midi, des sources proches de la Présidence indiquent que le président Ouattara pourrait profiter de ce séjour pour effectuer des contrôles médicaux, participer à des rencontres personnelles et tenir des consultations privées portant sur le processus électoral de la présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire.
Ce nouveau séjour dans l’Hexagone intervient alors que l’opinion attend avec impatience la décision du chef de l’État sur une éventuelle candidature à un quatrième mandat présidentiel. Le 22 juin dernier, devant plus de 100 000 militants du RHDP réunis lors du 2ᵉ congrès ordinaire de son parti à Abidjan, Alassane Ouattara avait laissé entendre qu’il se donnait un temps de réflexion pour répondre aux sollicitations pressantes de ses partisans.
Je vous ai compris. Je vous remercie pour votre confiance. Je prendrai, dans les jours qui viennent, après mûre réflexion, une décision en mon âme et conscience
« Je vous ai compris. Je vous remercie pour votre confiance. Je prendrai, dans les jours qui viennent, après mûre réflexion, une décision en mon âme et conscience », avait-il déclaré, sous les acclamations des militants qui l’avaient désigné candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre 2025.
Tension autour du 4e mandat
La question de sa candidature est l’un des sujets majeurs qui cristallisent l’actualité socio-politique du pays à trois mois du scrutin. L’opposition, farouchement opposée à l’idée d’un quatrième mandat, estime qu’une telle candidature serait contraire aux dispositions de la Constitution ivoirienne.
Mercredi dernier, Justin Koné Katinan, cadre du PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo, a lancé une mise en garde sans équivoque. « Le 4ᵉ mandat ne passera pas, même pas par un cataclysme. », a-t-il prévenu. En 2020, Alassane Ouattara, qui avait initialement annoncé son retrait au profit d’une nouvelle génération, avait finalement brigué un troisième mandat, justifiant sa décision par un « cas de force majeure », à savoir le décès de son dauphin désigné, Amadou Gon Coulibaly.
Mais en 2025, l’opposition estime qu’il n’existe plus aucun argument valable pour légitimer un quatrième mandat. La tension politique autour de cette question ne cesse de monter à l’approche du scrutin.


