
Si, pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée sur les raisons de son interpellation, nos sources indiquent toutefois que celle-ci serait liée à une vidéo qu’il aurait récemment publiée.
Appel à la mobilisation
Dans cette vidéo, le jeune communicant appelait « les Ivoiriens » à sortir massivement et à se rendre au siège du Conseil constitutionnel le jour de l’affichage de la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle d’octobre 2025.
Sors avec ton maillot, c’est une finale qu’on va jouer. Quand ils verront le djamana (la foule) assis dehors avec le drapeau de la Côte d’Ivoire et les maillots aux couleurs nationales, projetez cela dans vos quartiers comme une finale, on va voir s’il y a le droit…
« Ivoiriens, sortez pour aller vers le Conseil constitutionnel ! Je souhaite que, le jour où les candidatures seront validées, tous les maquis, tous les endroits de la Côte d’Ivoire soient bondés de monde. Sors avec ton maillot, c’est une finale qu’on va jouer. Quand ils verront le djamana (la foule) assis dehors avec le drapeau de la Côte d’Ivoire et les maillots aux couleurs nationales, projetez cela dans vos quartiers comme une finale, on va voir s’il y a le droit… », avait-il lancé.
Cet appel, sans doute interprété comme une incitation à la mobilisation en prélude à la validation officielle des candidatures, intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de l’éligibilité de Laurent Gbagbo.
L’ancien chef de l’État, désigné candidat par son parti pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, a été radié des listes électorales en raison de sa situation judiciaire.
Une situation qui remet en cause son éligibilité à cette élection. Condamné à 20 ans de prison, assortie d’une peine de privation de ses droits civiques, l’ex-président rejette ce verdict qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Sa candidature, déposée malgré son caractère jugé « inéligible », est jugée « non négociable » par ses proches, farouchement opposés à toute forme d’exclusion de leur leader. Réunis au sein du Front commun PDCI-PPA-CI et du Mouvement « Trop c’est trop », ils entendent mener la bataille politique pour obtenir la réintégration de Laurent Gbagbo ainsi que de l’ensemble des candidats exclus de la compétition, parmi lesquels figurent Tidjane Thiam du PDCI-RDA, Guillaume Soro de GPS et Charles Blé Goudé du COJEP.


