
Nous avons appris via les services du Front Populaire Ivoirien (FPI) tendance GOR, que le Ministre de la Justice et de Droits de l’Homme, Sansan Kambilé, n’a pas donné de suite favorable à la demande de visite aux prisonniers formulée par Laurent Gbagbo, comme relevé dans un précédent article.
« Le 09 juillet 2021, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, en réponse au docteur Assoa Adou, écrit : « En tout état de cause et relativement à votre demande, j’ai le regret de vous faire connaitre que pour des raisons d’ordre sécuritaire, les maisons d’arrêt ne sauraient accueillir de visites de personnalités politiques », relevaient les frontistes dans une note.
Contacté pour avoir de plus amples informations sur le refus de la visite de l’ex-chef de l’Etat aux détenus des crises survenues dans le pays, une source proche de la tutelle nous explique d’entrée qu’il n’y a pas de prisonniers d’opinion en Côte d’Ivoire avant de souligner que, les prisons ne sont pas des lieux de « villégiature politique ».

« Il n’y a pas de violation des droits des détenus qui reçoivent les visites de leur parents et amis. Les témoignages de solidarité peuvent se faire autrement que par une visite à caractère politique ; Il faut se prémunir de tout débordement de nature à perturber la quiétude des prisons par ce genre de visite à caractère politique », a confié notre interlocuteur.
L’ex-parti au pouvoir considère que le refus du Garde des Sceaux est une violation flagrante des droits reconnus aux prisonniers et dénonce vigoureusement cette injustice faite à la fois aux prisonniers d’opinion et au président Laurent Gbagbo qui ne demanderait qu’à témoigner de sa solidarité aux personnes détenues dont certaines depuis plus d’une décennie.
Par ailleurs du côté du ministère de la Justice on nous explique clairement qu’avec cette décision, au regard de ce qui s’est passé le 17 juin dernier à l’aéroport, l’exécutif entendait éviter tout cafouillage potentiel au sein d’un établissement pénitentiaire.
Enfin et pour rappel, les autorités n’ont de cesse d’insister sur le fait qu’en Côte d’Ivoire il n’y a pas de prisonniers d’opinion, mais des poursuivis ou condamnés pour des faits délictueux.
Koaci


