Le président de la République, Alassane Ouattara, a signé plusieurs décrets portant nomination de nouveaux responsables au sein du corps préfectoral. Ces décisions, prises en mars 2026, concernent des postes de préfets de région, préfets de département, secrétaires généraux de préfecture et sous-préfets. Un vaste mouvement du corps préfectoral qui touche l’ensemble du territoire ivoirien.
C’est par une série de décrets que le chef de l’État a procédé à ce remaniement de l’administration territoriale. Sur proposition du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, Alassane Ouattara a nommé de nouveaux responsables dans plus d’une centaine de localités à travers le pays. Ces nominations interviennent dans le cadre de la gestion courante de l’administration territoriale. Elles visent à pourvoir des postes devenus vacants ou à renouveler les équipes en place pour répondre aux besoins de l’encadrement administratif des populations.
Quatorze régions dotées de nouveaux préfets
Le premier décret porte sur la nomination de préfets de région. Quatorze circonscriptions administratives sont concernées par ces changements. À Toumodi, dans la région du Bélier, c’est Okoma Adjo Jeannette qui prend ses fonctions de préfète de région, préfète du département. Une femme à la tête de cette région, signe de la place croissante des femmes dans les instances de décision. Dans le Béré, Boni Kouakou Adolphe est nommé préfet de région, préfet du département de Mankono. Dans le Bounkani, Cherif Brahma prend la tête de la région avec pour chef-lieu Bouna. Le Cavally voit arriver Boka Kouassi Vincent à Guiglo, tandis que le Folon accueille Anoh Angoratchi Noël à Minignan. Le Goh est désormais confié à Djedj Mel à Gagnoa. La région des Grands-Ponts voit Lobo née Amani Michèle Hortense installée à Dabou. Dans le Guémon, Addoh Tano prend ses fonctions à Duékoué. Yacouba Doumbia est nommé dans le Haut-Sassandra à Daloa, et Dongo Kobenan dans le Moronou à Bongouanou. Diarrassouba Karim est le nouveau préfet de région du Poro à Korhogo. Dans le Sud-Comoé, Ibrahima Cissé est nommé à Aboisso. Lancina Fofana prend la tête du Tonkpi à Man, et Godezth Kokora Patrice Antoine celle du Worodougou à Séguéla.
Des préfets de département nommés dans seize localités
Le deuxième décret concerne les préfets de département. Ces postes sont pourvus dans différentes régions. Dans l’Agnéby-Tiassa, Sidibé Nassou est nommé préfet du département de Tiassalé. Dans le Béré, Baffrou Kamano François prend la tête du département de Kounahiri. Le Cavally voit arriver Akoa N’Guessan Jean à Taï. Dans le Gbêkê, l’assemblée Koffi Patrick est nommée à Béoumi. La région des Grands-Ponts enregistre deux nominations : Kouakou Aya Béatrice épouse Kouadio à Grand-Lahou, et Lago Digbeu Mathieu à Jacqueville. Dans le Guémon, Diarrassouba Lacina est nommé à Bangolo. Le Hambol accueille Kouadio Brou Benoît à Niakaramadougou. Dans le Haut-Sassandra, Séka Fidèle prend ses fonctions à Issia. La région de l’Iffou voit Jacquet Vé Maman Jeanne nommée à Ouellé, et Irié Bi Zika Guillaume à Prikro. Dans la Mé, deux préfets de département sont nommés : Ouattara Matenin à Akoupé, et Kra Takia Félicité épouse Oulla à Alépé. Le Moronou enregistre les nominations de Yapi Yapi Guillaume à Arrah, et Bakayoko Mamadou à M’Batto. Enfin, dans le Poro, Mamadou Coulibaly est nommé à Dikodougou.
Des secrétaires généraux dans trente-six préfectures
Le troisième décret concerne les secrétaires généraux de préfecture. Trente-six postes sont pourvus à travers le pays. Dans le district autonome de Yamoussoukro, Djerehe Irike Claude Gervaise est nommé secrétaire général de la préfecture de Yamoussoukro. Dans l’Agnéby-Tiassa, Bayard Fato Eh Houman prend ses fonctions à Agboville. Dans le Bafing, Nadje Serge Sylvain est nommé à Touba. La Bagoué voit arriver Tougma Amalaman Fram Moïse à Kouto. Dans le Bélier, Halaoui née Niahoulou Victoire Josiane est nommée à Djékanou. Le Béré enregistre la nomination de Vé Chantal Dorimène à Mankono. Dans le Bounkani, trois secrétaires généraux sont nommés : Kouamé Loukou Eric à Bouna, Yao Konan Jean-Baptiste à Doropo, et N’Dri Thierry Alexis à Nassian. Le Cavally accueille Traoré Issa à Bloléquin et Pokou Kouakou Guillaume à Toulepleu. Dans le Folon, Lekpé Filbert est nommé à Minignan. Le Gbêkê voit arriver Gnabro née Lobli Zion Nicole à Botro.
Des sous-préfets dans plus de cent localités
Le quatrième décret, le plus fourni, porte sur la nomination de sous-préfets dans plus de cent localités du pays. Ce mouvement de grande ampleur touche toutes les régions et tous les départements. Dans le district autonome d’Abidjan, Zebly Lago Mauclaire est nommé sous-préfet de Bingerville, et Goulé Goussebéo Siry Gabin sous-préfet de Brofodoumé. À Yamoussoukro, Malan Magné Sandrine Larissa prend ses fonctions à Attiégouakro, et Sidibé née Oulai Audrey à Lolobo. Dans l’Agnéby-Tiassa, plusieurs sous-préfets sont nommés : Goul y Bi Gohon Antoine Franck à Azaguié, Ahouzi née N’Drin Allou Bernadette Opportune à Céchi, Togoué Anne épouse N’Guessan à Grand Morié, Diby Kouadjo Jean à Guessiguié, Diaby née Koné Salimata à Sikensi, Kouamé Djahan Norbert à Taabo, Kpan née Fouet Yolande à Morokro, et Coulibaly Toumono Théophile à N’Douci. Dans le Bafing, Kouamé Kouassi Roger est nommé à Koro, et Konan Konan Hervé à Dioman. La Bagoué enregistre les nominations de Lodoua Kamy Plaisant à Gbon, et d’Houphouët Kouamé Guy Aymard à Kolia.
L’administration territoriale renforcée
Ces nominations interviennent dans un contexte où l’administration territoriale joue un rôle crucial dans la mise en œuvre des politiques publiques au plus près des populations. Les préfets et sous-préfets sont les représentants de l’État dans les circonscriptions administratives. Ils veillent à l’application des lois et règlements, coordonnent l’action des services déconcentrés et assurent le lien entre les populations et les autorités centrales. La diversité des profils nommés reflète la richesse du corps préfectoral ivoirien. Des hommes et des femmes, venus de différentes régions, avec des parcours variés, mais tous animés par la même volonté de servir l’État et les populations. Les nouveaux promus devront rapidement prendre leurs fonctions et s’imprégner des réalités locales. Dans chaque région, chaque département, chaque sous-préfecture, les défis sont nombreux : maintien de l’ordre public, développement économique, cohésion sociale, etc. Autant de sujets sur lesquels les préfets et sous-préfets auront à travailler en étroite collaboration avec les élus locaux et les forces vives.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, aura à cœur de suivre la prise de fonction de ces nouveaux responsables et de veiller à ce qu’ils disposent des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions.
Plusieurs femmes figurent parmi les promus. Okoma Adjo Jeannette à la tête de la région du Bélier, Loboué née Amani Michèle Hortense dans les Grands-Ponts, ou encore Kouakou Aya Béatrice épouse Kouadio à Grand-Lahou sont autant d’exemples de la féminisation du corps préfectoral. Une évolution qui s’inscrit dans la politique du gouvernement en faveur de la promotion des femmes aux postes de responsabilité. Le président Alassane Ouattara a fait de l’autonomisation des femmes l’un des piliers de son action, et les nominations dans l’administration territoriale en sont une illustration concrète. Les nouvelles préfètes et secrétaires générales auront à cœur de montrer que les femmes ont toute leur place à la tête des circonscriptions administratives, dans un pays où elles représentent plus de la moitié de la population.
Les nouveaux préfets et sous-préfets devront faire preuve de compétence, de neutralité et de dévouement pour être à la hauteur des attentes.
Ces nominations seront suivies avec attention par les populations locales, les élus et les observateurs de la vie politique ivoirienne. La manière dont les nouveaux promus s’acquitteront de leurs missions sera scrutée de près. Dans un pays où l’administration territoriale est un rouage essentiel du fonctionnement de l’État, la qualité des hommes et des femmes placés à sa tête est déterminante. Les nouveaux préfets et sous-préfets devront faire preuve de compétence, de neutralité et de dévouement pour être à la hauteur des attentes. Le président Alassane Ouattara, en signant ces décrets, a voulu donner à l’administration territoriale les moyens de remplir ses missions. Reste maintenant aux promus à se mettre au travail et à montrer qu’ils sont dignes de la confiance placée en eux.



