A un mois du scrutin législatif du 27 décembre 2025, le candidat indépendant Geoffroy-Julien Kouao, engagé dans la course à Yopougon, a dévoilé “un avant-goût” des grandes lignes de ce qu’il présente comme son futur combat parlementaire, s’il est venu siéger à l’Assemblée nationale.
Dans une publication diffusée sur ses réseaux, l’écrivain et analyste politique revendique une orientation résolution sociale, centrée sur deux priorités : l’éducation publique et la santé publique.
Une grille idéologique assumée
« Je suis un intellectuel de gauche. Je suis un socialiste », affirme Geoffroy Kouao, qui situe d’emblée son engagement dans une grille idéologique assumée. Selon lui, les budgets actuellement consacrés à l’éducation et à la santé — 22 % pour l’enseignement et 5 % pour la santé dans le projet de budget 2026 — demeurent « largement insuffisants » au regard des besoins réels du pays.
S’il est élu député, Geoffroy Kouao promet de défendre une hausse significative de ces allocations : 40 % du budget de l’État pour l’éducation nationale et 15 % pour la santé publique. Objectif, dit-il : remettre l’école publique et l’hôpital public « au service du peuple », en repositionnant l’État au cœur de sa mission sociale.*
Il y a trop d’écoles privées, trop de cliniques privées ; pas assez d’écoles publiques, pas assez d’hôpitaux publics
Le candidat dénonce par ailleurs la place grandissante du secteur privé dans les deux domaines. « Il ya trop d’écoles privées, trop de cliniques privées ; pas assez d’écoles publiques, pas assez d’hôpitaux publics », estime-t-il, appelant à un rééquilibrage au bénéfice du service public. Pour lui, « l’école et l’hôpital ne sont pas des marchandises » et leur développement nécessite « une politique de gauche ».
Engagé sous la bannière indépendante, le juriste et homme de gauche fera face à des adversaires coriaces comme Adama Bictogo, tête de liste RHDP ou encore Yohou Dia Houphouët, tête de liste de la coalition PDCI-FPI-ADCI.
À travers ce premier prix de position programmatique, qu’il décrit comme « un avant-goût de la bataille idéologique », le candidat indépendant veut se distinguer par un discours structuré autour de l’intervention publique stratégique et de la justice sociale, deux thèmes qui doivent occuper une place importante dans la campagne locale.



