La campagne des élections législatives a été lancée depuis le 19 décembre 2025 et déjà, le camp Ehouo Jacques relève des ‘’faits troublants’’.
La campagne des élections législatives de 2025, officiellement lancée le 19 décembre, débute dans un climat déjà marqué par de vives tensions dans la circonscription du Plateau. À peine les premiers meetings organisés que le camp du député-maire sortant, Jacques Ehouo, dénonce ce qu’il qualifie de « faits troublants » susceptibles, selon lui, de fragiliser la crédibilité du processus électoral.
Le choix du Stade Aziz Thiam…
En pleine effervescence de la campagne, les partisans de Jacques Ehouo disent avoir été interpellés par le choix du candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Ouattara Dramane, d’effectuer son entrée officielle en campagne au stade Aziz Thiam, situé au cœur de la commune du Plateau. Un choix de lieu qui suscite une vive polémique, dans la mesure où ce stade figure parmi les dix-neuf centres de vote officiellement retenus pour le scrutin législatif à venir.
Pour le camp Ehouo, cette situation soulève de sérieuses interrogations. « Comment comprendre qu’un site électoral soit utilisé comme espace de campagne par un candidat en lice ? », s’interrogent-ils, estimant que ce chevauchement des fonctions est contraire à l’esprit de neutralité qui doit entourer les lieux de vote.
Le candidat du parti au pouvoir a également installé un village CAN à la Bibliothèque nationale, un autre site identifié comme centre de vote
Les griefs ne s’arrêtent pas là. Selon les proches du député-maire du Plateau, le candidat du parti au pouvoir a également installé un village CAN à la Bibliothèque nationale, un autre site identifié comme centre de vote.
Plus préoccupant encore, ce même lieu est censé abriter la compilation des résultats électoraux de la circonscription du Plateau. Une situation jugée « inadmissible » par le camp Ehouo, qui y voit une confusion manifeste entre espace de campagne politique et dispositif électoral officiel.
Une suspicion légitime…
« En clair, le quartier général de campagne d’un candidat se confond avec un lieu de vote et le site de compilation des résultats », dénoncent-ils, estimant que cette configuration est de nature à jeter un discrédit sérieux sur le processus électoral. Pour eux, ces faits répétés nourrissent une suspicion légitime et risquent d’entacher la transparence, l’équité et la sincérité du scrutin dans une commune déjà réputée sensible sur le plan politique.
Conscient des tensions qui ont émaillé les précédentes consultations électorales dans le Plateau, Jacques Ehouo, selon une source proche de son entourage, a décidé d’alerter une fois de plus la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que les institutions compétentes. Il appelle à la prise de mesures urgentes et correctives, afin de garantir la neutralité effective des lieux de vote et de préserver la crédibilité du processus démocratique.
Comment rassurer les électeurs quand le site censé garantir la transparence se confond avec le QG d’un candidat ?
« Le fait est assez inquiétant. Comment rassurer les électeurs quand le site censé garantir la transparence se confond avec le QG d’un candidat ? », s’interroge un partisan du député-maire, exprimant une inquiétude largement partagée au sein de son camp.
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À quelques jours du scrutin, cette situation appelle, de l’avis de nombreux observateurs, à une vigilance accrue des autorités électorales. Dans une circonscription stratégique comme le Plateau, toute ambiguïté pourrait raviver les tensions et fragiliser la confiance des électeurs dans le processus démocratique.



