05102026Headline:

L’opposition en Côte d’Ivoire en désaccord avec le gouvernement sur la caution et le parrainage

L’opposition ivoirienne a indiqué samedi à Abidjan être en désaccord avec le gouvernement sur l’augmentation du montant de la caution et l’instauration du système de parrainage pour les candidats, dans les discussions du dialogue politique qui s’est ouvert le 09 janvier et devrait aboutir à l’adoption d’un nouveau code électoral, dans la perspective de la présidentielle d’octobre.

“Nous sommes en désaccord sur deux points majeurs. Nous sommes contre le cautionnement à 200 millions de FCFA et le parrainage politique que les tenants du pouvoir veulent nous imposer. Les discussions ne sont pas encore terminées, elles se poursuivent mais notre position est ferme’’, a déclaré Georges Armand Ouégnin, président d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS, coalition de quelques partis politiques de l’opposition), lors d’un rassemblement à Yopougon (à l’ouest d’Abidjan).

Sur le sujet de la présidentielle, M. Ouégnin a de nouveau récusé la Commission électorale indépendante (CEI) et mis le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) en garde contre une tentative de “passage en force’’.

Pour terminer, il a annoncé “une marche pour la paix et la réconciliation vraie’’ sans préciser de date.

C’était fin novembre, lors de sa visite d’Etat dans le Hambol, dans le centre-nord du pays, que le chef de l’Etat Alassane Ouattara s’était dit favorable à l’instauration du système de parrainage et à l’augmentation du montant de la caution qu’il souhaitait voir passer de 20 à 200 millions de FCFA.

“Je suis personnellement favorable à une caution de 200 millions de francs CFA, mais le Premier ministre, le président de l’Assemblée et du Sénat estiment que ça fait beaucoup. Nous verrons ce que le gouvernement me propose. J’aimerais bien que l’on essaie de couper la poire en deux. On ne peut pas avoir douze candidats en Côte d’Ivoire, comme c’est le cas dans d’autres pays du continent. J’espère qu’avec le temps, nous n’aurons que deux grands partis’’, avait-il soutenu, lors d’une rencontre avec les cadres et les chefs traditionnels de la région, en marge de cette visite d’Etat.

Organisé à l’initiative de EDS et de la frange du Front populaire ivoirien (FPI, principal parti de l’opposition) dirigée par Assoa Adou, ce meeting a rassemblé à la place FICGAYO près de 1.000 personnes, essentiellement des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, fondateur du FPI.

Il intervient après la période d’interdiction de “toutes manifestations publiques’’ à Yopougon, prise mi-décembre par le maire, issu du RHDP, Gilbert Kafana Koné et qui s’est achevée le 05 janvier 2020.

Et également à quelques jours d’une audience de la Cour pénale internationale (CPI) qui va statuer sur le maintien ou non des conditions de liberté imposées à Laurent Gbagbo depuis son acquittement par la Cour en 2019.

“Aux tenants du pouvoir, n’ayez pas peur de la libération de Gbagbo parce que dès qu’il reviendra, il vous tendra la main’’, a poursuivi M. Ouegnin, ajoutant : “il n’y aura jamais de réconciliation vraie en Côte d’Ivoire sans Laurent Gbagbo’’.

Plusieurs personnalités de l’opposition étaient présentes à ce rassemblement, notamment Simone Gbagbo, l’ex-première Dame, Assoa Adou, Anaky Kobenan, Daniele Boni Claverie. Une délégation du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, conduite par Seri bi N’guessan, a également pris part au meeting.

Au nom de son parti, M. Seri bi a plaidé pour la fin de la procédure judiciaire à la CPI pour un “retour non négociable’’ de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

Le PDCI et le FPI “ont beaucoup de choses à faire ensemble pour libérer la Côte d’Ivoire’’, a-t-il conclu.

Connectionivoirienne.net

What Next?

Recent Articles