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Présidence ivoirienne : Patrick Achi nommé vice-président ? C’est faux

Un faux communiqué annonçant la nomination de Patrick Achi comme vice-président circule sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. La Présidence et l’ANSSI démentent et appellent à privilégier les sources officielles.

Un document attribué à la Présidence de la République, annonçant la nomination de l’ancien Premier ministre Patrick Achi comme vice-président de la République, circule depuis le 22 août 2025 sur les réseaux sociaux. Présenté comme un décret signé par le chef de l’État, il s’agit en réalité d’un faux, ont confirmé la Présidence et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Un faux décret
Le texte, rédigé sous la forme d’un communiqué officiel, affirmait que le président Alassane Ouattara avait décidé de remplacer le vice-président en fonction, Tiémoko Meyliet Koné, par Patrick Achi. Selon ce faux document, un décret numéroté « 2025-361-2 » en date du 22 août aurait déjà été signé. Le document, largement partagé sur Facebook et WhatsApp, comportait également la mention d’une signature attribuée à Masséré Touré-Kone, la secrétaire générale de la Présidence.

La diffusion de ce document intervient alors que certains observateurs notent l’absence médiatique et l’invisibilité du vice-président Tiémoko Meyliet Koné depuis l’annonce du président Alassane Ouattara, début août, de briguer un quatrième mandat lors de la présidentielle prévue en octobre 2025.

Démenti officiel
Face à la propagation du faux communiqué, la Présidence de la République a réagi dès le 23 août. Dans une déclaration relayée par l’ANSSI, elle a affirmé que « cette information est totalement infondée : il s’agit d’un faux document ». Le texte ajoute que « le décret n°2025-361-2 du 22 août 2025 n’a jamais existé et que cette information relève de la désinformation ».

La Présidence invite les citoyens à « se référer exclusivement aux canaux officiels de communication de l’État » pour toute information concernant les décisions et actes du chef de l’État. L’ANSSI a, pour sa part, diffusé une alerte estampillée « Fake News », accompagnée des captures du faux communiqué, afin de sensibiliser les internautes à la manipulation.

Ce n’est pas la première fois que de faux communiqués circulent en Côte d’Ivoire à l’approche d’échéances électorales. Les autorités rappellent régulièrement que les fausses nouvelles constituent un délit en vertu de la législation sur la cybercriminalité et peuvent être poursuivies. L’ANSSI a mis en place une plateforme d’alerte, baptisée Alertes 100, permettant aux citoyens de signaler toute information suspecte.

Pour les institutions, l’enjeu est double : limiter l’impact de la désinformation sur le climat politique et préserver la confiance dans les canaux de communication officiels.

 

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