La Commission électorale indépendante (CEI) a reçu, lundi à Abidjan, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão, pour une séance de travail sur l’état d’avancement du processus électoral.
Conduit par son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, le bureau de la CEI a présenté à la délégation onusienne les mesures déjà prises et celles encore en cours, notamment la formation des représentants des partis et la sensibilisation des électeurs aux dispositions de la loi électorale.
Un rôle clé à jouer
« La CEI a un rôle clé à jouer. Elle a déjà commencé son travail et sera impliquée dans les étapes à venir », a déclaré M. Simão à l’issue de la rencontre. Tout en saluant les efforts de l’institution, il a insisté sur la nécessité de « poursuivre les explications et la formation afin que les citoyens comprennent la différence entre les perceptions et ce que la loi prescrite ».
Cette visite s’inscrit dans une série de consultations menées par les partenaires internationaux alors que la Côte d’Ivoire aborde une phase cruciale du processus électoral. L’opposition, réunie au sein d’un « Front commun », continue de contester certaines dispositions de la CEI , accusée de partialité, tandis que le pouvoir assure que toutes les garanties de transparence sont réunies.
Nous encourageons la commission à continuer son travail dans ce sens
Le climat politique s’est davantage tendu depuis la publication, début septembre, de la liste définitive des candidats par le Conseil constitutionnel. Plusieurs figures de l’opposition en ont été exclues, déclenchant un regain de tensions. Dans ce contexte, la communauté internationale multiplie les signaux d’appel à l’apaisement, craignant une répétition des crises électorales passées.
Pour M. Simão, la priorité demeure l’organisation d’un examen « crédible et apaisé » . « Nous encourageons la commission à continuer son travail dans ce sens », a-t-il ajouté.
La présidentielle d’octobre 2025 est considérée comme un test majeur pour la stabilité du pays, le quart et après la grave crise post-électorale de 2010-2011.



