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Qatar: La lutte contre la corruption mobilise le monde entier à Doha

La capitale qatarie accueille, du 15 au 19 décembre, la 11e session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Pour la Côte d’Ivoire, c’est le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Epiphane Zoro Ballo, qui conduit la délégation nationale à ce rassemblement mondial.

Cette conférence est considérée comme le rassemblement le plus important au monde entièrement dédié à la lutte contre la corruption et à la promotion de l’intégrité. Elle rassemble l’ensemble des 192 pays ayant ratifié la Convention, sans oublier plus de 2 500 participants issus des gouvernements, d’organisations internationales et régionales, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé et de la jeunesse. Un forum unique où se discutent et s’affinent les stratégies pour endiguer un fléau aux conséquences profondes. Pour la communauté internationale, contenir la corruption figure parmi les priorités absolues de ce début de siècle. Ses effets sont vastes et peuvent s’avérer dévastateurs pour le développement économique, la stabilité sociale et la confiance dans les institutions publiques.

Le Qatar, hôte d’une conférence des indispensables
L’organisation de cette session à Doha n’est pas un hasard. L’État du Qatar, fortement engagé sur ces questions, a accepté d’en être l’hôte. Cette volonté s’inscrit dans une logique plus large de soutien aux efforts mondiaux de prévention et de répression de la corruption, une problématique qui occupe une place centrale dans l’agenda des Nations Unies et des principales organisations internationales. Au cœur des discussions, la Convention des Nations Unies contre la corruption demeure l’outil de référence. Il s’agit du seul instrument mondial de lutte anticorruption ayant un caractère juridiquement contraignant pour les États qui l’ont adopté. Son approche est globale et la force obligatoire de nombreuses de ses dispositions en font un levier unique pour répondre à un défi qui dépasse les frontières. Le texte de la Convention couvre un spectre très large d’actions.

Il s’articule autour de cinq piliers majeurs : les mesures de prévention, la criminalisation et les mécanismes d’application de la loi, la coopération internationale entre États, les procédures pour le recouvrement des avoirs illicites, et enfin, l’assistance technique et les échanges d’informations. Son champ d’application est également très complet, visant des diverses formes de corruption, qu’il s’agisse de la corruption active ou passive, du trafic d’influence, de l’abus de fonctions ou encore des pratiques frauduleuses au sein du secteur privé. La présence du président de la HABG à ces assises montre qu’Abidjan s’adjuge cette lutte. Elle est l’occasion pour la délégation ivoirienne d’échanger sur les bonnes pratiques, de renforcer les coopérations et de suivre les évolutions des normes internationales en la matière.

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