04222026Headline:

Somalie: traverse une crise politique qui place l’État fédéral de Mogadiscio vers un affrontement direct

Les autorités fédérales somaliennes ont annoncé la fin du mandat de l’administration de l’État du Sud-Ouest, marquant l’avènement d’une nouvelle direction locale.

Les responsables fédéraux somaliens ont indiqué qu’ils entament un processus de transition pour remplacer l’administration de l’État, qui s’oppose fermement à cette perspective.

Cette annonce, faite ce week-end, survient dans un contexte de tensions politiques accrues entre le gouvernement fédéral et l’administration de l’État du Sud-Ouest. Le président de cette dernière, Ali Said Fiqi, a accusé Mogadiscio de détourner l’aide militaire égyptienne pour alimenter les troubles civils.

Selon Fiqi, l’importante aide en armes légères fournie par l’Égypte n’a jamais eu pour but de protéger les citoyens ordinaires, ni d’être utilisée dans le cadre du règlement des conflits politiques internes.

Samedi, des parlementaires, pour la plupart affiliés à l’administration de l’État du Sud-Ouest, auraient été arrêtés à l’aéroport international Aden Adde par les services de sécurité alors qu’ils tentaient d’embarquer sur des vols internationaux pendant une suspension des travaux parlementaires.

Dans un communiqué officiel publié ce week-end, le ministère fédéral de l’Intérieur a affirmé que le président Abdiaziz Hassan Mohamed, plus connu sous le nom de Laftagareen, n’est plus habilité à gouverner l’État. Le ministère a précisé qu’il était chargé de superviser la sélection d’une nouvelle direction afin d’éviter un vide du pouvoir dans cette partie de la Somalie.

Cette initiative constitue une rupture significative dans les relations déjà fragiles entre Mogadiscio et les États membres fédéraux, dont certains réclament une plus grande autonomie, voire ont proclamé leur indépendance totale, comme c’est le cas pour la région séparatiste du Somaliland, dont le statut reste irrésolu depuis 35 ans.

Les troubles civils persistants après le renversement de Siad Barre au début des années 1990 ont menacé de désintégrer la Somalie, les autorités locales exerçant un contrôle politique accru sur leurs affaires, ce qui a limité l’autorité centrale de Mogadiscio sur ces régions.

Les responsables fédéraux ont affirmé que cette mesure était nécessaire pour respecter les délais constitutionnels, tandis que les partisans de la direction du Sud-Ouest ont déjà indiqué que toute tentative du gouvernement central d’intervenir dans les affaires régionales serait considérée comme une ingérence illégale et rejetée. Le ministère a souligné que cette décision vise à prévenir un vide administratif et à maintenir la stabilité, tout en assurant la continuité des services publics malgré les défis politiques et sécuritaires dans la région.

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