
Réunis lundi à Washington DC, les membres du mouvement « Trop c’est trop » ont organisé une conférence publique autour du thème : « Y aura-t-il des élections présidentielles le 25 octobre en Côte d’Ivoire ? ». L’initiative était portée par Diby Bertrand Ako, président du Parti des Houphouétistes pour la démocratie et le développement (PHDD-CI).
Dans son allocution, M. Ako a dénoncé ce qu’il considère comme une « dérive anticonstitutionnelle », accusant le chef de l’État de vouloir « s’imposer en violation flagrante de la Constitution ». « La Côte d’Ivoire traverse un moment crucial de son histoire politique. Au mépris des principes démocratiques, M. Ouattara tente d’imposer un quatrième mandat », a-t-il déclaré.
« Nous ne pouvons pas accepter cette énième injustice et nous taire comme si tout allait bien », a-t-il affirmé, réitérant le slogan « Trop c’est trop ».
Le leader du PHDD-CI a également mis en cause les partenaires étrangers, et particulièrement la France, l’exhortant à ne pas soutenir ce qu’il qualifie de « remise en cause de la souveraineté du peuple ivoirien ». Un appui de Paris, selon lui, constituerait une « faute historique ».
M. Ako a, par ailleurs, critiqué le verrouillage des institutions, dénonçant des nominations de proches du pouvoir au sein de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel, dans le but de préparer, selon lui, « un hold-up électoral ».
Face à cette situation, il a lancé un appel à l’union et à la mobilisation de la diaspora et des forces politiques de l’opposition. « Nous ne pouvons pas accepter cette énième injustice et nous taire comme si tout allait bien », a-t-il affirmé, réitérant le slogan « Trop c’est trop ».
Pour l’opposant, aucune élection présidentielle crédible ne saurait se tenir sans la participation des principaux leaders politiques. Aux côtés de Diby Bertrand Ako, Dr Boga Sacko, militant des droits humains, ainsi que d’autres responsables du mouvement « Trop c’est trop », ont pris part à cette rencontre, confirmant la volonté de la diaspora ivoirienne de s’impliquer dans le débat politique national.


