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Maurice Kakou Guikahué au président «Que Ouattara laisse à cette nouvelle génération, de faire une Constitution qui est conforme à la jeune génération»

Après la réunion du secrétariat exécutif du mercredi 11 mars, le chef de cette institution  du Pdci-Rda, Pr Maurice Kakou Guikahué, a fait un point aux médias.

Monsieur le secrétaire exécutif en chef, vous venez de présider une session du secrétariat exécutif, quels sont les sujets qui ont abordés à cette réunion ?

Nous avons abordé plusieurs sujets. D’abord le Bureau politique qui a été convoqué pour le mercredi 25 mars 2020 par le président du parti. Dans les jours qui viennent, nous allons préparer techniquement cette réunion du Bureau politique. Ensuite ? nous avons parlé aussi de la visite très prochaine d’une délégation du parti conservateur britannique dans la période du 19 au 23 mars et puis, il y a une formation de dirigeants au règlement de conflits par la négociation qui sera animée par une organisation finlandaise qui vient former des cadres du Pdci-Rda. Surtout, nous avons échangé sur le meeting que nous organisons le dimanche 15 mars 2020 à 11 heures, à la place Jean Paul II de Yamoussoukro. Le meeting de toute l’opposition ivoirienne, c’est-à-dire le Fpi, Eds, Pdci, Cdrp, Lmp, Urd, Afd/Fpi. Ce sont tous ces partis politiques de l’opposition qui se retrouvent, qui font un appel aux militants pour se retrouver à Yamoussoukro le dimanche  15 mars 2020, pour dire à l’opinion nationale et internationale qu’ils sont contre le tripatouillage de la Constitution.

Ce meeting a été annoncé à la conférence de presse du secrétaire général du Fpi, Assoa Adou, donc, c’est un meeting organisé par tous les partis de l’opposition et aujourd’hui jeudi à 15 heures, la plateforme Cdrp a également une conférence de presse au cour de laquelle, cette plateforme va évoquer ce meeting de dimanche. Donc, nous appelons tous les Ivoiriens qu’ils soient politiques, qui aiment leur pays, qui ne veulent pas qu’on tripatouille la Constitution dont les mérites ont été vantés par le président Alassane Ouattara, que nous avons voté en 2016, qui était un texte harmonieux et qui trait plusieurs problèmes. Ce texte qui biffait de l’ancienne Constitution, tous les articles confligène, cette Constitution qui n’a pas encore été à l’épreuve du temps, parce qu’elle n’a pas encore fait un cycle de 5 ans. On ne voit pas la raison pour laquelle, cette Constitution doit être changée. Donc tous ceux qui ne veulent pas que cette Constitution soit changée, qu’ils se rendent à Yamoussoukro pour que les gens voient que nous sommes nombreux, nous qui ne voulons pas de tripatouillage de la Constitution, en pleine année électorale.

Au Ghana, au Nigeria, aux Etats-Unis, c’est le ticket qui est voté. Pourquoi, nous avons lutté pour cette Constitution nouvelle, parce que nous avons fait la campagne. Le ticket nous a vraiment impressionnés Au Ghana, quand Atta Mills est décédé, le lendemain, John Dramani était le président. Au Nigeria au décès du président Goodluck a succédé. On n’a pas mis de temps. Quand le président Kennedy a été assassiné aux Etats-Unis en 1963, dans l’avions qui le ramenait aux Etats-Unis, Johnson a prêté serment. Un vice-président se fait nommer par le président. Voici quelqu’un qui n’est pas élu, qu’on nomme et qui peut remplacer celui qui est élu. Nous, on pense qu’on mérite mieux que ça.

Est-ce qu’un meeting suffira pour faire changer les choses ?

Vous les journalistes, venez d’abord au meeting.

Combien de personnes attendez-vous à ce meeting ?

Beaucoup de personnes. la cause est importante,  nous pensons que nous devons inonder Yamoussoukro. Donc, opération  inondation de Yamoussoukro. Si vraiment, les Ivoiriens sont pour le non tripatouillage de la Constitution, qu’ils ne veulent pas qu’on touche à la Constitution, c’est le moment de le démontrer à Yamoussoukro. Il ne faut pas rester dans la maison et se plaindre, il faut venir.

Avez-vous déjà  l’autorisation pour tenir ce meeting ?

L’autorisation nous a été donnée par le maire de la commune de Yamoussoukro.

Le surlendemain c’est-à-dire le 17 mars,, il y aura le vote par les deux chambres du Parlement de la modification de la Constitution, pensez-vous que ce meeting aura un impact sur ce vote ?

Je ne sais pas. Nous, on va aller dire qu’on n’est pas d’accord. La population va s’exprimer qu’elle n’est pas d’accord sur ce que le pouvoir veut faire.

Sur les réseaux sociaux, on parle d’un procès entre le Pdci-Rda et l’Etat de Côte d’Ivoire, pouvez-vous, nous en dire plus ?

Le procès concerne la Commission électorale indépendante (Cei). C’est aujourd’hui que ça lieu à Arusha en Tanzanie ;

Avez-vous déjà des sons… Avez-vous l’espoir que …?

Je ne suis pas juge. Nous avons emmené des avocats là-bas.  Nous pensons que notre cause est juste d’autant plus que le Président de la République, dans la précipitation a modifié par ordonnance, la loi pour ajouter un poste. Ça veut dire qu’il sait que sa voie n’était pas bonne.

Le Pdci n’a pas sur coup accepté ce poste à la Cei qui lui a été accordé ?

Est-ce que vous avez lu notre réponse. Nous avons dit que la lutte que nous menons, c’est pour une Cei indépendante qui a des pouvoirs, qui est équilibrée. On ne mène pas une lutte pour un poste. Que le Pdci soit dedans ou qu’il ne soit pas dedans, il suffit que la Cei soit équilibrée. Encore, c’est à l’honneur du président de la République qui n’est plus candidat. Qu’il fasse une commission transparente, sans discussion. Et puis, la jeune génération à laquelle, il veut passer le témoin, qu’il laisse aussi cette génération, faire une Constitution qui est conforme à la jeune génération.

Mais comme disait un militant et si le procès d’Arusha dure, qu’il va de rebondissement en rebondissement, pendant que la présidentielle se rapproche à grands pas… ?

Mais nous on a dit qu’on n’est pas dedans. Nous avons dit qu’on est devant la juridiction. Vous ne pouvez pas porter plainte et passer derrière la cuisine pour rentrer dedans. Tant que la Cour africaine des droits de l’homme n’a pas statué, nous, on ne rentre pas dans cette Cei. Ma lettre est claire.

Ce Bureau politique du 25 mars, c’est pour faire quoi concrètement ?

Le président a convoqué un Bureau politique. Je ne peux rien vous dire, il faut que le président valide d’abord l’ordre du jour. Nous en tant que secrétariat exécutif, on a pris cette convocation au volet et on a commencé à voir comment, on prépare, cette réunion techniquement. Maintenant, dans les jours qui viennent, on va voir avec le président pour l’ordre du jour. Il y aura d’autres réunions la semaine prochaine.

La convention sera-t-elle à l’ordre du jour de ce Bureau politique ?

C’est possible, surtout qu’à chaque Bureau politique, le secrétaire exécutif en chef fait le bilan de ses activités. Or l’activité majeure, c’est la convention, actuellement. Mais je pense qu’il n’y a pas que ça.

Un appel pour terminer ?

Je voudrais profiter de votre micro pour lancer un appel aux Ivoiriens, au-delà des partis politiques. Tous les ivoiriens, toutes les ivoiriennes, les jeunes, les femmes, les adultes, tous ceux qui veulent la paix, qui veulent que le pays, ne connaisse plus de troubles, il faut qu’ils viennent pour qu’on les voit, pour qu’ils disent : nous ne sommes pas d’accord qu’on touche à la Constitution. On vient de voter une Constitution, on est en train de l’appliquer, ça ne fait même pas 5 ans. Or, dans la vie d’un pays, c’est par cycle de 5 ans. Et on est en pleine période électorale, ça donne des arrières pensés et ce n’est pas bon. Donc, pour éviter qu’il y ait des problèmes, qu’on laisse la Constitution en place. Donc, tous ceux qui sont d’accord avec nous, qu’on ne doit pas changer la Constitution, qu’ils viennent massivement de toute la Côte d’Ivoire, pour le dire à Yamoussoukro, le dimanche 15 mars à 11 heures.

africanewsquick.net

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