
Dans les rues du Plateau, à Treichville, en passant par Marcory, Cocody tout comme à Koumassi, Linfodrome a réalisé un micro trottoir afin de recueillir les commentaires de femmes et jeunes filles sur l’affaire des sextapes de l’Equato-Guinéen. Des répliques qui coupent le souffle. Voilà !
Le nouveau Don Juan d’Abidjan
« Avec Balthazar, on n’a plus besoin de se lever à 5 heures du matin pour aller travailler. Il finance sans compter. En tout cas Balthazar, c’est mon combat, je mousse pour lui-même » a déclaré une jeune dame de la trentaine. Elle poursuit que « l’Equato-Guinéen a été sacrifié comme l’agneau sur les réseaux sociaux. A Abidjan, les hommes qui font de tels ébats, sont pleins. Mais le trophée a été attribué uniquement à titre d’exemple à Bello pour sensibiliser les hommes à la courtoisie, à la pudeur et à la discipline sexuelle ».
« C’est un choix entre adultes consentants », explique une jeune femme qui, après avoir visionné les vidéos sûres, déclare : « Bien, ça fait un peu mal de voir ça, mais chacun est responsable de ses actes. Après tout, ces femmes savaient dans quoi elles s’engageaient ».
Certaines femmes abordent cette affaire avec une touche de légèreté, tout en soulignant leur propre responsabilité et celle de Balthazar. « C’est un choix entre adultes consentants », explique une jeune femme qui, a aussi visionné la vidéo, elle déclare : « Bien, ça fait un peu mal de voir ça, mais chacun est responsable de ses actes. Après tout, ces femmes savaient à quoi elles s’engageaient ». Pour elle, cette affaire illustre simplement le fantasme de Balthazar, partagé de manière consensuelle, sans que personne n’ait été forcé.
Lorsque la question de l’argent est posée, certaines jeunes filles ne cachent pas que la proposition pourrait être tentante. « Balthazar offre des millions… qui ne serait pas tenté ? » réagit l’une d’elles en riant. « C’est un combat que je soutiendrais volontiers ! ». En Côte d’Ivoire, la situation économique pousse parfois à des choix pragmatiques, bien que discutables sur le plan moral.
Une pratique courante, mais faite dans la discrétion
Le phénomène de filmer des ébats intimes n’est pas rare à Abidjan, selon plusieurs des femmes rassemblées. « Aujourd’hui, beaucoup de jeunes couples le font », explique une autre intervenante. « C’est souvent avec consentement mutuel, donc personne ne doit être jugée pour ça. » Cette normalisation des vidéos intimes dans la vie privée montre à quel point les mœurs évoluent, mais aussi à quel point elles peuvent exposer chacune aux conséquences si ces vidéos surviennent à fuiter.
Ce que certaines dénoncent, c’est cependant l’abus de pouvoir et la manipulation. « Il y a des hommes comme Balthazar qui profitent de leur position et de leur argent pour manipuler les femmes. Au moins, lui, il est direct dans ses intentions. « Si tu acceptes, tu sais à quoi t’attendre », poursuit-elle.
Balthazar, victime ou coupable ?
D’autres femmes, en revanche, expriment leur désarroi face à cette affaire qu’elles jugent « choquante ». Pour elles, ce scandale nuit à l’image de la femme africaine. « On parle de Balthazar comme s’il était le seul. En réalité, il y en a plein comme lui ici, ils profitent de l’impunité. Ce qui est arrivé à Balthazar aurait pu arriver à d’autres », témoigne une habitante d’Abidjan. En effet, si l’affaire Balthazar fait autant parler, c’est aussi parce qu’elle met en lumière un phénomène de plus en plus répandu, bien que généralement caché.
En fin de compte, l’affaire Balthazar laisse une empreinte profonde dans la société ivoirienne. Si certains voient en lui un modèle de liberté et de générosité, d’autres le considèrent comme un mauvais exemple de moralité. Mais la réalité reste la même : Balthazar n’est qu’un visage parmi d’autres dans un environnement où les questions de consentement, d’argent et de respect de l’intimité soulèvent des interrogations majeures.
Dans les rues d’Abidjan, cette affaire reste sur toutes les lèvres, chacun ayant sa propre vision du « phénomène Balthazar ». Qu’il soit vu comme un héros ou comme un prédateur, une chose est sûre : il a marqué les esprits et continue de susciter le débat.


