Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a publié, ce 8 mai 2026 en Côte d’Ivoire, un communiqué officiel sur l’affaire dite « MK Friperie » après l’appel de détresse lancé par une femme victime de violences. Les autorités expliquent les mesures d’assistance mises en place ainsi que les circonstances dans lesquelles la bénéficiaire a quitté le centre d’hébergement sécurisé où elle était prise en charge.
L’affaire « MK Friperie », largement relayée sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique ivoirienne. Face aux interrogations autour de la prise en charge de la principale concernée, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a décidé de sortir du silence à travers un communiqué officiel.
Une prise en charge présentée comme immédiate et complète
Dans son communiqué, le ministère explique que tout est parti d’un appel de détresse lancé le 30 mars 2026 par une femme identifiée sous l’appellation « MK Friperie ». À la suite de ce signalement, les autorités indiquent avoir activé le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG) afin de mettre la victime et ses enfants en sécurité. Selon le document, elle a été orientée vers la Maison des Femmes / Safe Home d’Adiaké (MAFA), un centre spécialisé dans l’hébergement sécurisé des femmes victimes de violences.
La femme concernée a, « à plusieurs reprises et de manière libre, volontaire et éclairée », manifesté sa volonté de quitter le centre avant la fin du protocole d’accompagnement
Le ministère affirme qu’une « prise en charge holistique et pluridisciplinaire » a été mise en œuvre dès son arrivée. Cette assistance comprenait notamment l’hébergement, le suivi médical, l’accompagnement psychosocial ainsi qu’une assistance juridique. Le communiqué précise également qu’un encadrement social personnalisé avait été mis en place afin de répondre aux besoins de la bénéficiaire et de ses enfants.
Un départ volontaire selon les explications du ministère
Le principal point abordé dans le communiqué concerne cependant le départ de la bénéficiaire du centre d’hébergement. Le ministère affirme que la femme concernée a, « à plusieurs reprises et de manière libre, volontaire et éclairée », manifesté sa volonté de quitter le centre avant la fin du protocole d’accompagnement. Le document indique également qu’elle aurait décidé de retirer la plainte pénale déposée contre son présumé agresseur. Selon les autorités, cette décision a été prise après que la concerné a été informée des implications juridiques, sociales et sécuritaires liées à ce choix. Le ministère insiste sur le fait qu’une « déclaration de départ volontaire » a été signée ce vendredi 8 mai 2026 par l’intéressée. Cette signature, selon le communiqué, attesterait du caractère « autonome et non contraint » de sa décision.
Au-delà des précisions apportées sur cette affaire, le ministère rappelle les principes qui encadrent la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre. Parmi eux figurent le respect de la dignité des victimes, le consentement libre durant toutes les étapes de l’accompagnement et la confidentialité des informations personnelles. A travers l’Affaire MK friperie, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des femmes et des enfants victimes de violences. Il invite toute personne en situation de détresse ou confrontée à des violences à se rapprocher rapidement des structures compétentes mises en place par l’État.



