01162022Headline:

Comme le fils du pauvre aime la pauvreté ! (Aboua Ahiwa)

Le phénomène des congés anticipés ne laisse personne indifférents en Côte d’Ivoire, une véritable casse-tête pour le System éducatif ivoirien. Pour une école ivoirienne plus forte, et responsable des mouvement de refixions sur des propositions se signalent sur les réseaux sociaux . Monsieur Aboua Ahiwa, professeur de technologie de la communication s’est fait entendre sur ce sujet.

Dans mes réflexions sur l’éducation, je convoque très souvent cette pensée de Laurent Gbagbo selon laquelle : « l’école est la seule voie d’issue pour le fils du pauvre ». Seulement, eu égard à l’actualité, cette citation me parait incomplète. L’historien et homme politique ivoirien, aurait dû ajouter : « pourvu que celui-ci soit conscient de sa condition sociale et travaille ».
On accuse à tort ou à raison l’État d’être incapable de résorber le problème de la violence à l’école. Certains pointent du doigt la responsabilité des parents d’élèves et la société toute entière. D’autres en revanche y voient l’œuvre des mains occultes. Certes, mais quand est-il des acteurs de cette dérive eux-mêmes ?
À voir de près, les fauteurs de troubles dans les écoles et universités sont en majorité issus des milieux sociaux modestes, voire “ peu favorisé ”. Et Dieu seul sait les sacrifices que consentent leurs ascendants pour leur assurer un mieux-être. À la maison, ces derniers sont des enfants de chœur. Mais une fois, dehors, ils deviennent pires que le diable pour impressionner leurs pairs.
Ce qu’ils ignorent, est que pendant qu’ils font le pitre, “les enfants des autres” continuent paisiblement leurs études loin des grèves intempestives. Ils n’ont pas de soucis de congés anticipés, de programmes de formation inachevés, encore moins d’années scolaires et universitaires invalidées, ou de diplômes académiques non-reconnus, etc.
Tout est mis en œuvre pour que le fils du pharmacien devienne pharmacien, la fille du député succède à son père à l’hémicycle. Celui du président d’institution est déjà recommandé pour son futur emploi. Tout est bouclé, déjà géré. Mais les enfants de pauvres qui sont bêtes, et qui suivent comme des moutons de panurge, vivront malheureux et mourront aigris, car le destin ne relève pas du hasard. On le coule dans un moule pour en faire ce qu’on veut.
Nos choix déterminent notre avenir. Et personne ne sera comptable de l’échec d’autrui.
Vivement, la fin des violences, pour que reprenne l’école !
Je suis Aboua Ahiwa
J’aime l’école,
Je n’aime pas les violences à l’école !!!

Sapel

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