
Débutée le 28 juin 2025, la caravane d’information et de sensibilisation, qui a parcouru le district sanitaire de Cocody et initiée par la Direction générale de la couverture maladie, s’est terminée par une journée de sensibilisation. Une journée à laquelle a pris part Dr Koffi Aka Charles, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba qui a mis fin à la caravane.
Un taux d’utilisation à la hausse
Dr Koffi Aka Charles a fait savoir, à cette occasion, une amélioration au niveau du taux d’utilisation des services CMU. A en croire le collaborateur du ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le taux d’utilisation des services CMU est passé de 9% en 2023 à 24% à fin mai 2025.
Pour Dr Koffi Aka Charles, ce taux d’utilisation en hausse symbolise l’engagement renforcé de l’État. Car pour lui, l’ambition de l’État est claire. « Faire de la CMU l’assurance de base en Côte d’Ivoire, en misant notamment sur le renforcement du premier niveau de soins », a-t-il affirmé. Par ailleurs, Il a mis l’accent sur l’importance de la communication de proximité ainsi que l’implication de tous les acteurs du secteur notamment les institutions, les partenaires techniques et lespopulations. Ce, pour élargir davantage la couverture.
Les efforts de l’État
Il a rappelé l’effort consenti par l’État, à nouveau, à travers la mesure gouvernementale entrée en vigueur le 1er mai 2025. Celle-ci permet à toute personne disposant d’une carte CMU ou d’un récépissé d’enrôlement de bénéficier d’une prise en charge significative, voire gratuite, des soins de santé. Ainsi, dans les zones rurales, les soins sont désormais entièrement gratuits pour les assurés. En milieu urbain, la contribution financière du patient est plafonnée à 30%.
De son côté, la directrice générale de la CMU au ministère de la Santé, Dr Edith Clarisse Kouassi, a également évoqué des campagnes de sensibilisation via les médias (radio, télévision, plateformes numériques), ainsi que des missions de suivi dans différentes localités qui ont été effectuées pour évaluer l’impact de la réforme et assurer l’approvisionnement en intrants et médicaments.
Quelques réticences
« Les premiers résultats sont très encourageants », a-t-elle affirmé. Néanmoins, elle a déploré la réticence de quelques prestataires ou le manque d’information dans certaines zones. « Ce qu’il faut retenir, c’est que le taux d’utilisation a été multiplié par trois, voire quatre, notamment en milieu rural où la progression est la plus marquée », a-t-elle fait remarquer.
Il faut noter que 93% des établissements publics de santé offrent aujourd’hui les services de la CMU, 170 pathologies sont prises en charge, 964 spécialités pharmaceutiques sont couvertes, et environ 3000 établissements sanitaires publics et 1 200 pharmacies privées appliquent le dispositif.
Mise en place en 2014, la CMU permet de garantir un accès universel à des soins de qualité, à moindre coût, pour l’ensemble des résidents ivoiriens. Son objectif est de réduire les Inégalités en matière de santé.


