l’exercice de la profession pharmaceutique désormais ouvert aux professionnels de la sous-région
En Côte d’Ivoire, l’exercice de la profession pharmaceutique est désormais ouvert aux professionnels de la sous-région. Le projet de loi relative à cette ouverture a été adopté en commission au Sénat, le jeudi 5 juin 2025.
Présenté par Pierre Dimba, ministre ivoirien de la Santé et de la Couverture Maladie Universelle, ce texte a été adopté en même temps que deux autres projets de loi dans les domaines de la médecine et de la pharmacie .
Moderniser l’exercice de la médecine et de la pharmacie
Selon le ministère ivoirien de la Santé, qui a partagé l’information sur ses supports numériques, ces nouvelles législations visent à moderniser en profondeur l’exercice de la médecine et de la pharmacie. Elles contribueront notamment au renforcement de la sécurité des patients, à l’amélioration de la qualité des soins et à l’ouverture du secteur aux professionnels de la sous-région.
Désormais, les restrictions liées à la nationalité sont levées. L’accès à la profession pharmaceutique est ouvert aux Ivoiriens et aux ressortissants de l’espace UEMOA
L’une des réformes les plus marquantes, selon la note du ministère, est la modification des articles 13 et 14 de la loi 2015-533 du 20 juillet 2015, qui régissait l’exercice de la pharmacie. « Désormais, les restrictions liées à la nationalité sont levées. L’accès à la profession pharmaceutique est ouvert aux Ivoiriens et aux ressortissants de l’espace UEMOA », indique la note, qui ajoute : « Pour les professionnels des pays hors UEMOA, le principe de réciprocité s’appliquera, favorisant ainsi une reconnaissance mutuelle des qualifications et des droits d’exercer. »
Outre cette ouverture de la profession pharmaceutique aux ressortissants de l’UEMOA, l’Ordre national des pharmaciens accueillera également les membres de cette zone. Cette disposition, qui constitue le troisième projet de loi adoptée en commission, modifie l’article 18 de la loi 2015-535, concernant l’organisation de l’Ordre national des pharmaciens. « Cette modification permet désormais aux ressortissants de la zone UEMOA d’intégrer l’Ordre, sous réserve de respecter les conditions d’adhésion. C’est une étape clé pour l’intégration régionale et la collaboration entre professionnels de la santé. »
Enfin, le troisième projet de loi adoptée concerne la déontologie médicale. Selon le ministère ivoirien de la Santé, il s’agit d’une avancée significative : « Il harmonise les pratiques avec les normes de la CEDEAO et, surtout, intègre les nouvelles technologies dans le cadre légal de l’exercice de la médecine. Cette mise à jour est essentielle pour assurer une meilleure sécurité des patients et une qualité des soins optimale à l’ère numérique. »



