
L’association ‘’Houphouët nous parle’’ a organisé une conférence débat le samedi 8 juin 2019 à la Fondation Hampâté Bâ. Ces jeunes comptent apporter leur contribution à la consolidation de la paix.
Selon Landry Gnahoré, président d’ ‘’Houphouët nous parle’’« nous avons décidé de prendre notre bâton de pèlerin et de nous engager pour la cohésion sociale au sein de la société ivoirienne. Nous avons estimé qu’il fallait parler d’Houphouët-Boigny, ses valeurs, son leadership. Ses valeurs sont la paix, la tolérance, le pardon, le travail. C’est avec elles qu’il a construit la Côte d’Ivoire».
A en croire Rokiatou Hampâté Bâ, présidente de la fondation Amadou Hampâté Bâ, « Amadou Hampâté Bâ et Houphouët-Boigny ont été des amis au sens négro-africain du terme. Et c’est la mort qui les a séparés. Pour lui, bien qu’étant malien, si la Côte d’Ivoire rappelle sa sépulture dans ses entrailles c’est par cette relation : Houphouët- Hampâté Bâ ». « Cette initiative est belle parce que ces temps qui courent où nous nous retrouvons dans un pays, dans un climat quelque peu délétère, il est bon de se remémorer les valeurs sur lesquelles Houphouët-Boigny a bâti ce pays.
Il faut avoir cette culture de paix, de dialogue et surtout la culture du partage des fruits de la gouvernance » a expliqué Me Françoise Kaudjhis-Offoumou « L’époque d’Houphouët-Boigny est passée et le monde d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui. C’est la capacité des héritiers à s’adapter au monde d’aujourd’hui qui fait défaut. S’ils avaient cette notion d’intérêt général on ne serait pas en train de dire que la situation est délétère. On a le droit de penser différemment. Aujourd’hui on a du mal à accepter la contradiction », a dénoncé Hamed Koffi Zarour.
« En république, il n’y a pas d’héritiers au trône. Le problème que nous avons tient à deux choses : nous ne savons pas qui nous sommes et nous ne savons même pas ce que c’est la Côte d’Ivoire. Il faut savoir la discipline car dans un pays quand on a des lois, on les applique. Ce pays a besoin d’être discipliné », a soutenu Landry Kuyo, consultant formateur.
« Ceux qui se disent héritiers d’ Houphouët-Boigny ont bénéficié de sa politique en principe ils devraient être ses disciples. Mais ce n’est pas ce qu’on constate actuellement. Si les disciples ne transmettent pas la vision d’ Houphouët-Boigny, cela veut dire qu’il a échoué, qu’il ne les a pas bien formé», a estimé Lucien Ayemin Kraidy, représentant le maire de Cocody.


