
Le vendredi 13 février 2026 marque un tournant historique pour la recherche énergétique en Afrique de l’Ouest. L’Institut national polythechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) accueille désormais le Green Energy Park Maroc–Côte d’Ivoire (GEP-MCI), un centre de pointe dédié à l’énergie solaire et à l’innovation durable.
Une alliance stratégique pour la souveraineté technologiqueFruit d’une collaboration étroite entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, ce nouveau hub technologique est porté par un consortium d’excellence : l’IRESEN, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’INP-HB.La cérémonie d’inauguration a réuni un parterre de décideurs, dont le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, et des représentants du ministère marocain de la Transition énergétique.
Green Energy Park
Ce projet incarne la vision de coopération Sud-Sud prônée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à unir les forces du continent pour relever les défis climatiques.Dupliquer un modèle de succès : de Benguerir à YamoussoukroLe GEP-MCI n’est pas un projet isolé; il s’agit de la première duplication internationale du célèbre Green Energy Park de Benguerir, lancé au Maroc en 2017.L’objectif : adapter les technologies qui ont fait leurs preuves en climat aride aux spécificités du climat semi-tropical ivoirien.
Le GEP-MCI se veut un véritable incubateur
Les domaines clés : Le centre se focalisera sur le photovoltaïque et le solaire thermique, avec des applications directes pour l’agriculture (pompage solaire, séchage) et le traitement de l’eau.« Nous construisons, par la science, des ponts durables entre les écosystèmes africains », a déclaré Mohamed Bousseta, Directeur général du Green Energy Park à l’UM6P.Un catalyseur pour l’entrepreneuriat et la jeunesseAu-delà des laboratoires, le GEP-MCI se veut un véritable incubateur. Le site servira de plateforme de test pour valider des solutions locales avant leur mise sur le marché.
Accélérateur de souveraineté
L’ambition est claire : transformer la recherche en opportunités économiques via le transfert de technologies de pointe, la formation continue des ingénieurs et techniciens locaux, l’éclosion de start-ups spécialisées dans les énergies vertes. Comme l’a souligné Samir Rachidi, DG de l’IRESEN, cette plateforme est un « accélérateur de souveraineté » où les solutions pour l’Afrique sont désormais conçues et testées sur le sol africain par des talents du continent. Vers un réseau continental d’excellence. Avec cette inauguration, la Côte d’Ivoire et le Maroc posent les jalons d’un réseau panafricain d’infrastructures de recherche. Ce modèle de “blueprint” technologique pourrait bientôt s’étendre à d’autres pays, renforçant l’autonomie énergétique globale de l’Afrique.



