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Côte d’Ivoire : Situation de la grève des agents territoriaux à travers les 31 régions

La grève annoncée par la Coalition Plus, regroupant les agents des collectivités territoriales, a (effectivement) démarré le mardi 9 septembre 2025 avec un taux de suivi très variable selon les régions du pays. Le mouvement d’humeur de 7 jours est contextuel et vise à protester contre le non-paiement des indemnités promises par l’État, mais fait-il l’unanimité parmi les agents du secteur ? Situation par région.

Quelques jours avant le début du mouvement, une Plateforme réunissant sept syndicats majeurs dont le SYNAPECOCI, le SYNAMCI, le SYNAPOMU-CI, le SYNAPECODI, le MODDAMCI, le SYNARDCI et le SYNAPRECI ; s’est dissociée de la Coalition Plus. Lors d’une réunion tenue à Attécoubé le 6 septembre, ces organisations des Collectivités Territoriales ont refusé d’adhérer à la grève, en indiquant notamment que certains agents souhaitaient éviter un arrêt total du travail.

Le mot d’ordre dans les régions
Dans plusieurs régions, la majorité des communes n’ont pas suivi le mot d’ordre. Ainsi, dans des zones comme le Haut-Sassandra (Daloa), le Lôh-Djiboua (Divo), le Bafing (Touba), ou encore le Gbêkê (Bouaké), presque toutes les communes sont restées ouvertes. À l’opposé, dans quelques régions du centre et du nord, telles que le N’Zi (Dimbokro) ou le Sud-Comoé (Aboisso), un nombre significatif de communes ont observé la grève. Ces disparités traduisent la fragmentation du mouvement et montrent que l’appel n’a pas su rallier tous les agents territoriaux, en partie en raison des différences locales dans la perception des revendications et de leurs impacts.

Pour la Coalition Plus, « le recours à la grève traduit un mal-être profond parmi les agents recrutés localement à travers les mairies, districts et conseils régionaux ». Elle dénonce un non-respect des engagements sociaux de l’État concernant le versement d’indemnités, fondamentales pour ces travailleurs au cœur du fonctionnement des services publics de proximité : écoles, maternités, état civil, police municipale.
Élie Azragnon, porte-parole de la Coalition, avait relayé la voix des agents lors d’une déclaration à la mairie de Cocody en revendiquant le sentiment d’abandon ressenti par nombre d’entre eux, « oubliés » du système. Le nom donné à ce mouvement, « Y en a marre », résumerait leur exaspération. La Coalition Plus avait annoncé un arrêt total des activités, sans service minimum insistant sur leur rôle essentiel au service des populations.

52D’un autre côté, la Plateforme des syndicats des collectivités territoriales rappelle ne pas avoir signé de préavis et invite l’ensemble des agents territoriaux à poursuivre leur travail afin de garantir ainsi la continuité des services publics locaux. Ces syndicats maintiennent en parallèle leur engagement en faveur du dialogue social avec le gouvernement. La Plateforme des 07 syndicats met s’appuie sur les progrès récents obtenus dans le cadre du Comité sectoriel du dialogue social, qui ont conduit à l’élaboration de plusieurs textes importants, notamment sur l’indemnité contributive au logement et la prime exceptionnelle de fin d’année, l’harmonisation des dates de départ à la retraite ainsi que la revalorisation de la prime de transport. Par ailleurs, un code de déontologie de la police municipale a été signé en juillet 2025.

 

 

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