Le trafic routier à Yamoussoukro connaît quelques perturbations ce lundi 2 février 2026. Les taxis communaux observent un moment de grève. Voici la raison.
Le mouvement d’humeur a commencé ce lundi 2 février 2026. Selon les initiateurs, il va durer 72 heures.
La raison, une interdiction d’utilisation de gaz butane comme carburant. La loi ivoirienne interdit la pratique.
Selon la loi N°92-470 du 30 juillet 1992, « toute commercialisation ou livraison de produits pétroliers destinés à la consommation du public ou des entreprises particulières en dehors des installations pétrolières, spécialement agréées à ces fins », constitue une infraction, selon l’article 3 alinéa 4.
Cette même loi en son article 4 fixe des sanctions aux contrevenants à ces dispositions, notamment une peine d’emprisonnement de 15 jours à 1 an. Et une amende de 100 000 à 500 000 FCFA.
Dernièrement, les autorités traquent les transporteurs qui s’adonnent à cette pratique.
Elles poursuivent également des opérateurs qui font le transvasement illégal de gaz butane.
Une compagne pour les démanteler sont en cours depuis début janvier 2026. Elle a déjà permis de saisir des milliers de bouteilles et mettre aux arrêts des personnes indélicates.
C’est le cas à Yamoussoukro où l’utilisation de gaz comme carburant est fréquente.
Avant la répression, les autorités ont procédé à une sensibilisation. Elles ont entre autres expliqué les dangers liés à la pratique.
« Roulez avec du gaz butane comme carburant est dangereux et strictement interdit », avertissait l’autorité gouvernementale.
Elle invite aussi la population à dénoncer la pratique.
« Ne soyez pas complice, dénoncez ces pratiques dangereuses », exhorte-il. Non sans préciser que l’un des risques sont des sanctions pénales sévères.
Le transvasement et l’utilisation de gaz comme carburant est à la base d’incendie de véhicules pendant la circulation.



