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Crise à la chefferie de Kakologo : le sous-préfet de Napié annonce une consultation populaire

La chefferie du village de Kakologo, situé dans la sous-préfecture de Napié, département de Korhogo, traverse une crise profonde qui fragilise la cohésion sociale et la paix entre les populations. À l’origine de cette situation, un conflit de légitimité opposant deux clans rivaux, conduits respectivement par Yéo Ouonon et Yéo Koronan, qui revendiquent chacun la propriété et la chefferie du village.

Depuis plusieurs semaines, l’atmosphère est lourde à Kakologo, village situé dans la sous-préfecture de Napié. Les tensions entre les deux camps ont fortement entamé le vivre-ensemble, suscitant inquiétudes et divisions au sein de la communauté. Face à cette situation préoccupante, les autorités traditionnelles et administratives ont décidé de s’impliquer activement afin d’éviter toute escalade du conflit.

Les protagonistes chez le chef de canton de Napié
C’est dans ce contexte que le chef de canton de Napié, Diarrassouba Madou, a convoqué, le mercredi 14 janvier 2026, les deux protagonistes à sa résidence. Cette rencontre, placée sous le signe de l’apaisement, visait à restaurer la cohésion sociale, la fraternité et la paix au sein du village. Les leaders des deux clans ont été religieusement écoutés par l’autorité traditionnelle, en présence d’une forte délégation du cantonna de Korhogo.

Le chef de canton de Napié, Diarrassouba MadouLe chef de canton de Napié, Diarrassouba Madou
À l’issue des échanges, le chef de canton de Napié a exhorté les deux parties à privilégier l’intérêt général du village. Il les a appelées à vivre et à gérer ensemble Kakologo dans un esprit de fraternité, de tolérance et de cohésion sociale, rappelant que la paix demeure un préalable indispensable au développement local. Un message qui se voulait rassembleur, mais qui n’a pas fait l’unanimité.

Cette contestation a illustré l’ampleur de la fracture sociale qui traverse actuellement Kakologo
En effet, les partisans de Yéo Koronan ont bruyamment exprimé leur désaccord face à cette orientation. « On ne veut pas, on ne veut pas », scandaient-ils, manifestant ainsi leur opposition à toute gestion consensuelle du village avant un règlement définitif du conflit. Cette contestation a illustré l’ampleur de la fracture sociale qui traverse actuellement Kakologo.

Devant la persistance des tensions, le chef de canton de Napié et la délégation du cantonna de Korhogo ont jugé nécessaire de saisir l’autorité administrative. Ensemble, accompagnés des partisans des deux camps, ils se sont rendus à la sous-préfecture de Napié afin de rendre compte de la situation au sous-préfet. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la sous-préfecture, archicomble pour l’occasion.

L’implication du sous-préfet de Napié
Le sous-préfet de Napié, Agnéro Gérard, assisté du commandant de brigade de la gendarmerie locale, a appelé les deux parties à la retenue et à la responsabilité. Dans la même vision que l’autorité traditionnelle, il a conseillé aux protagonistes de retourner vivre ensemble dans la paix, en attendant une solution durable au conflit. Pour départager les deux clans, l’autorité administrative a annoncé l’organisation prochaine d’une consultation populaire à Kakologo.

« Avant que je ne fasse des consultations populaires, j’irai à Kakologo avec les forces de sécurité », a prévenu le commandant de brigade, soulignant ainsi la détermination des autorités à préserver l’ordre public et la sécurité des populations. Une démarche qui se veut inclusive et démocratique, dans l’espoir de mettre définitivement fin à cette crise qui menace la stabilité sociale du village.

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