
Les problèmes et revendications des fonctionnaires ivoiriens sont énormes. Au point où il vaut la peine de s’y attarder. Sans toutefois avoir la prétention de les évoquer toutes, nous allons nous pencher sur la situation des nouveaux instituteurs.
L’un de ces instituteurs, sous le sceau de l’anonymat, raconte leur calvaire. « Après notre admission au Cafop, nous avons subi une formation théorique d’une année. Puis a suivi un stage pratique de deux années. Et enfin la titularisation. Le hic, c’est qu’après tout ce parcours, nous devons attendre un ou deux années pour se voir attribuer un numéro matricule », a-t-il fait remarquer et il poursuit.
« Quant à nos collègues enseignants du secondaire formés à l’Ecole normale supérieure, à l’Injs et à l’Insaac, ils réussissent à avoir leur matricule seulement après trois mois quand ils finissent le stage pratique après l’année théorique ». A côté de ce témoignage, un autre instituteur révèle qu’en plus de la problématique du matricule, pour entrer en possession de leur bourse, cela relève d’un parcours du combattant pour un modique montant.
LA GALÈRE DES NOUVEAUX INSTITUTEURS
Ces nouveaux fonctionnaires ont aussi de la peine à toucher leur premier salaire et le rappel dont ils ont tant rêvé afin de décanter leurs nombreux soucis de famille. Donc ces nouveaux fonctionnaires broient du noir au quotidien. La misère, les dettes, la maladie constituent leur tasse de thé. Certains perdent la vie sans même avoir perçu un centime. En exemple, un jeune instituteur a déclaré qu’il aurait un collègue dans ce cas qui souffre depuis longtemps le rappel et le premier salaire qui tardent à venir.
Face à cette situation intenable, il y a lieu de s’interroger : qui du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, du ministère de l’Economie et des finances et du ministère de la Fonction publique ou de la Primature qui a en charge le Portefeuille de l’Etat est fautif ? Les responsabilités doivent être situées pour le bien-être de cette frange de fonctionnaires dans la fleur de l’âge.


