
Selon le MIRAH, une enquête préliminaire menée les 12 et 13 août a révélé la présence de plusieurs sources potentielles de contamination. Une drague, des substances chimiques, des résidus de goudron et des tuyaux d’évacuation orientés vers la lagune. Ces éléments laissent supposer une contamination par des substances toxiques. Ce qui justifie l’intervention rapide des autorités pour protéger la santé publique et l’environnement.
Des mesures immédiates
Dans l’immédiat, le ministère a pris plusieurs mesures telles que l’interdiction formelle et immédiate de la pêche et de la consommation de tout poisson ou crustacé provenant des zones affectées, le renforcement de la surveillance sanitaire et environnementale, et la mise en place d’une cellule de veille pour le suivi des éventuels troubles digestifs. Les populations des villages concernés – Modeste, Gbamelé, Mondoukou, Petit-Paris, Azuretti, Moossou, Quartier France, Ebrah et Grand-Bassam – sont invitées à respecter scrupuleusement ces consignes et à se rendre dans les centres de santé les plus proches en cas de symptômes inhabituels.
« Dès l’alerte, une équipe d’intervention, composée de représentants de la Direction Départementale du MIRAH de Grand-Bassam et de la Direction des Services Vétérinaires et de Bien-être Animal (DSVBA), a été déployée sur le terrain. », notifie le communiqué.
Une opération d’assainissement a déjà été menée pour retirer et détruire les poissons morts, précise le communiqué. Le ministère assure continuer à surveiller la situation et à informer la population de l’évolution des analyses.
La santé publique, un enjeu de taille
Les enjeux liés à cet incident dépassent le simple cadre local. La lagune Ouladine constitue un écosystème fragile, source de revenus pour de nombreux pêcheurs et d’approvisionnement pour les habitants de la région. La contamination pourrait avoir des conséquences sur la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé publique si des mesures strictes ne sont pas respectées.
« Les habitants sont priés de se rendre au centre de santé le plus proche en cas de symptômes et de signaler toute situation anormale aux services vétérinaires. Une opération d’assainissement a déjà été menée pour enlever et détruire les poissons morts. Le Ministère continue de surveiller la situation de près et de maintenir la population informée de l’évolution et des résultats des analyses », conclut le communiqué signé par DIAKITE Ibrahim.
Des analyses complémentaires sont en cours pour déterminer la nature exacte des substances en cause et établir des recommandations à long terme. Les autorités insistent sur la nécessité de respecter les consignes de sécurité, tandis que les associations locales de pêcheurs et de protection de l’environnement suivent de près l’évolution de la situation.
Cet incident n’est pas le premier du genre, en juillet 2024, la fuite d’eau cyanurisée de la mine d’or d’It y avait « légèrement intoxiqué » plus de 200 personnes dans la localité de Zouan-hounien, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et provoqué les disparitions de plusieurs espèces de poisson.


