
Pacja Côte d’Ivoire a d’abord mené une activité de sensibilisation par des projections de film portant sur l’inconvenant des sachets plastiques et la nécessité de pratiquer l’agroforesterie. C’était le 06 juin 2025 à N’Gatta N’Guessanblékro, village situé dans le centre de la Côte d’Ivoire à environ 260 kilomètres de la ville d’Abidjan, la capitale économique et à 58 kilomètres de Yamoussoukro, la Capital politique. En effet, N’Gatta N’Guessanblékro, à l’instar de la plupart des villages du centre de la Côte d’Ivoire est vulnérable aux effets des changements climatiques surtout la sècheresse de plus en plus longue et la déforestation. Cette activité de sensibilisation a touché plus de 180 membres de communauté village composée d’enfants, de jeunes, des adultes et des personnes du 3e âge.
La sensibilisation a débuté par une projection de film portant sur l’agroforesterie. A travers ce film projeté, les membres de la communauté villageoise ont compris qu’à travers l’agriculture, elles contribuent à la déforestation. Les communautés ont compris les conséquences de la déforestation en termes de la rareté de la pluie et de la longue sécheresse. Les participants ont cerné que pratiquer l’agroforesterie serait bénéfique pour eux et pour la restauration du couvert forestier. D’abord en aidant la forêt à se reconstituer en vue de favoriser la pluie. Deuxièmement, les efforts des communautés villageoises pourraient être récompensé dans la mesure où elles leurs projets sont inscrits dans un marché carbone.
Au cours des échanges engagés avec les participants, il est ressorti que le village dispose de plusieurs hectares de forêt jamais cultivé depuis de 30 ans. Ces forêts ne sont pas exploitées compte tenue de la distance à parcourir pour s’y rendre aussi du fait de la présence de certains animaux dangereux comme les babouins qui les agressent et qui détruisent les cultures. La seule menace de ces forêts communautaires qu’on pourraient qualifier de naturelle est les feux de brousse.
Après être sensibilisé, la communauté villageoise a montré un fort intérêt à s’engager dans la pratique de l’agroforesterie mais elle sollicite des plants d’arbres nécessaires à la pratique de cette technique agricole.
Planting d’arbres pour la création d’un village vert
L’activité de planting d’arbres a été mise en œuvre le samedi 07 juin à partir de 9h30 minutes dans le village de N’Gatta N’Guessanblékro, situé dans le centre de la Côte d’Ivoire. Ce village se veut, un village vert en vue contribuer à riposter à la crise climatique. Il s’agit d’une initiative de la Mutuelle pour le Développement de N’Gatta N’Guessanblékro (MUDEN) qui a décidé de s’engager dans la lutte contre les changements climatiques. La mise en œuvre de cette activité a été piloté par le chapitre national PACJA Côte d’Ivoire avec l’appui technique du bureau des Eaux et Forêts de Tiébissou.
Après avoir été sensibilisé à l’entretien de ces plants, les participants à cette activité ont été instruits sur les techniques de planting de ces arbres. Au total, 200 pieds d’arbres ont été mis en terre dans le village. L’objectif principal de ce planting d’arbre est de créer de l’ombrage dans l’ensemble du village et d’amener la communauté villageoise à développer le sens de la protection des arbres et de la restauration de la couverture forestière.
Deux principales espèces d’arbres ont été utilisé. Il s’agit du Gmélina et du SAO reconnus pour leur croissance rapide et leur capacité à développer une canopée épaisse créant de l’ombrage.
Pour la séance, toute la communauté villageoise s’est mobilisée à savoir : Le Chef du Village, le Président de la MUDEN, les cadres du village, les personnes adultes, les femmes, les jeunes et les enfants. Plus de 200 membres de la communauté se sont mobilisées pour la réalisation de cette activité.
Participation au forum sur « Climat et Innovation » en qualité de paneliste
Le 12 juin 2025, le chapitre PACJA-Côte d’Ivoire représenté par son coordonnateur national le Dr Anicet Durand OBOUE a pris part au forum dénommé Climat et Innovation, une initiative de la Primature de Côte d’Ivoire et la Coopération allemande (GIZ). Il s’agit d’un évènement qui a réuni la présence de plusieurs personnalités dont le premier ministre de Côte d’Ivoire, son Excellence le Dr Beugré Mambé, l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, son Excellence Monsieur Mattias Veltin et de Monsieur ASSAHORE Konan Jacques, Ministre de l’environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique.
De manière spécifique, le panel a porté sur la thématique : « Changements Climatiques : La science et la société civile s’adresse au secteur public et au secteur privé. »
Dans son intervention, Dr Durand OBOUE a fait une historique de l’évolution de la prise de conscience de la crise climatique par les politiques au niveau international.
Dr Durand OBOUE a mentionné que le mot innovation figure dans l’Accord de Paris sur le climat en son article 10 au paragraphe 5. A ce titre, il a mentionné qu’il est essentiel d’accélérer, d’encourager et de permettre l’innovation pour une riposte mondiale efficace à long terme aux changements climatiques et au service de la croissance économique et du développement durable. En effet, l’innovation en matière de lutte contre les changements climatiques est déjà là et nous l’utilisons dans le cadre des mesures d’atténuation et des mesures d’adaptation.
Le grand défini au niveau de l’innovation réside dans le transfert des technologies des pays développés vers les pays en développement.
Organisation de la cérémonie de graduation des auditeurs de la première cohorte sur la Justice Climatique.
En cette année 2025, le chapitre PACJA-Côte d’Ivoire et l’Institut Catholique Missionnaire d’Abidjan (ICMA) ont initié un séminaire sur la Justice Climatique ouvert au grand public mais ciblant spécifiquement les étudiants de l’ICMA en 4e année de théologie. Cette cérémonie s’est tenue le 14 juin 2025 à l’ICMA.
Prenant la parole, le Dr Anicet Durand OBOUE, Coordonnateur national de PACJA-Côte d’Ivoire par ailleurs formateur principal sur la Justice Climatique a donné les raisons de cette initiative portée à la fois par PACJA-Côte d’Ivoire et par l’ICMA. Il a mentionné les effets des changements climatiques n’épargnent personnes, même les religieux sont concernés. Il a également mentionné que dans la riposte face à la crise climatique, toutes les contributions sont nécessaires de sorte à assurer la résilience des populations. De même, l’église prône la justice donc, l’implication des religieux pourrait apporter une réponse aux différentes formes d’injustices enregistrées face aux changements climatiques. En plus, l’église dispose d’une capacité d’influence des politiques en générales et spécifiquement celles en matière de changements climatiques.
Dans la suite de son intervention, Dr Anicet Durand OBOUE, a mentionné que pendant 04 mois, les auditeurs ont été formé sur les thématiques suivantes : – Historique des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES), – causes et conséquences des changements climatiques – contribution de l’homme dans la crise climatique – la finance climatique – Mesures de lutte contre les changements – Conférences internationales sur le climat et les facette de l’injustice climatique.
Ce séminaire s’est déroulé de manière participative, dans un cadre d’échange et de partage d’expérience.
Venant au Recteur de l’ICMA, le Père Nicodème Kolani revenu sur l’historique des échanges et réunions qui ont eu lieu entre lui et le coordonnateur de PACJA – Côte d’Ivoire. Lesquels échanges ont aboutit en 2025 au lancement de la 1ere cohorte du séminaire sur la justice climatique. Il a mentionné la nécessité de ce séminaire à la fois pour les religieux et pour les laïcs. Il a mentionné que la question de la justice climatique est d’actualité et les voix devraient se lever de plus en plus pour dénoncer les formes d’injustice climatique et de demander justice. Il a insisté en mentionnant que les populations sont victimes d’un phénomène d’ont-elles ne sont pas responsable. Les pays industrialisés continuent d’émettre des GES responsable des changements climatiques alors que les populations dans les pays en développement comme en Afrique continuent de subir des effets des autres développés.
Les certificats de formation ont été remis par le Dr Anicet Durand OBOUE, formateur principal sur la justice climatique.
Notons la présence du Dr Gustave ABOUA ABOUA, Directeur Général du Développement Durable après du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la transition écologique. Dans son intervention, il a mentionné que la Côte d’Ivoire à l’instar des pays en développement est déjà victime des changements climatiques.
Mais nous avons besoin de beaucoup d’acteurs du climat capable de défendre la position des pays africains et des populations déjà impactées. Il a adressé les remerciements à l’ICMA et à PACJA-Côte d’Ivoire pour cette initiative et montré le soutien du gouvernement de Côte d’Ivoire à cette initiative.


