Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a signé un partenariat stratégique avec des entreprises au Lycée technique de Cocody, en marge du Salon national de l’enseignement technique (SNET), le 25 avril 2026. L’initiative vise à aligner la formation sur les besoins industriels et améliorer l’insertion des quelque 400 000 jeunes arrivant chaque année sur le marché de l’emploi.
La cérémonie s’est tenue le samedi 25 avril 2026 au Lycée technique d’Abidjan-Cocody, en marge du Salon national de l’enseignement technique (SNET), placé sous le thème : « L’Enseignement technique, levier de l’industrialisation de la Côte d’Ivoire ». Par cet accord, l’État et le secteur privé entendent poser les bases d’une collaboration durable au service de l’employabilité des jeunes.
Un partenariat structuré autour de quatre axes majeurs
Baptisé Pacte Industrie Enseignement Technique et Professionnel (PIETP), cet accord consiste à adapter les formations aux réalités du marché du travail. Il s’articule autour de quatre objectifs principaux. Le premier concerne la co-construction des programmes de formation, afin de garantir une adéquation réelle entre les compétences enseignées et les besoins des entreprises. Il s’agit ici de rompre avec les approches théoriques déconnectées du terrain, en impliquant directement les acteurs économiques dans la définition des contenus pédagogiques.
Il ne s’agit plus seulement de former, mais de former utile, en tenant compte des débouchés réels
Le deuxième axe porte sur la gouvernance partagée. Concrètement, les chefs d’entreprise seront désormais associés à la gestion des établissements techniques, contribuant ainsi à orienter les décisions stratégiques en fonction des exigences du monde professionnel. Le troisième pilier, qualifié d’« excellence duale », vise à instaurer un système d’apprentissage où l’entreprise devient un véritable lieu de formation, complémentaire à l’école. Enfin, le quatrième objectif met l’accent sur l’employabilité, avec l’ambition de faire de chaque diplôme un véritable sésame pour un emploi durable. À travers ces quatre leviers, le PIETP entend transformer en profondeur le système de formation technique en Côte d’Ivoire.
Répondre au défi de l’insertion professionnelle des jeunes
La signature de ce partenariat intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le marché de l’emploi. Chaque année, environ 400 000 jeunes y font leur entrée, dont une grande partie se retrouve absorbée par le secteur informel. Pour le ministre Jean-Louis Moulot, cette situation s’explique en grande partie par une inadéquation persistante entre les formations proposées et les besoins réels du tissu économique, en particulier du secteur privé. Dans ce contexte, le pacte signé apparaît comme une réponse concrète à cette problématique. « Mieux former pour mieux insérer », telle est la vision portée par le ministre, qui insiste sur la nécessité d’un changement de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de former, mais de former utile, en tenant compte des débouchés réels. En rapprochant davantage l’école de l’entreprise, les autorités espèrent réduire le chômage des jeunes et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. À terme, ce partenariat stratégique pourrait contribuer à faire de l’enseignement technique un véritable moteur de l’industrialisation du pays, en fournissant aux entreprises une main-d’œuvre qualifiée, immédiatement opérationnelle et adaptée aux exigences du marché.



