Depuis quelques jours, une rumeur persistante agite le milieu du transport de marchandises en Côte d’Ivoire. Des vidéos circulant sur la toile annoncent le retour des escortes groupées pour les poids lourds. L’Office Ivoirien des Chargeurs (OIC) a vigoureusement réagi ce vendredi 24 avril pour mettre fin à ces spéculations.
C’est un démenti formel qui vient de tomber. Dans une note d’information publiée ce jour à Abidjan, la Direction Générale de l’Office Ivoirien des Chargeurs (OIC) a tenu à clarifier une situation qui commençait à créer la confusion chez les routiers. Tout part de messages et de séquences vidéos diffusés les 17 et 22 avril derniers sur les réseaux sociaux. Dans ces contenus, deux syndicats de conducteurs de poids lourds affirmaient que l’OIC soutenait une reprise des escortes groupées de camions sur les axes routiers stratégiques du pays.
Une mise au point nécessaire
Face à la montée de ces bruits de couloir, l’institution a décidé de rompre le silence. Elle nie catégoriquement être impliquée dans une telle démarche. Et le message est sans ambiguïté.
« L’OIC tient à informer l’ensemble des acteurs du secteur des transports, les conducteurs routiers ainsi que l’opinion publique qu’il n’est ni initiateur, ni organisateur, encore moins associé à ladite opération », lit-on dans le communiqué dont Linfodrome a reçu copie.
Cette pratique d’escorte, qui consiste à regrouper des convois de marchandises pour traverser certaines zones sous surveillance, n’est donc pas à l’ordre du jour. Pour l’organisme, la gestion de la fluidité routière et des corridors reste une prérogative stricte de l’État.
L’organisme rappelle que les décisions concernant la circulation des biens sur le territoire national ne se prennent pas au niveau syndical, mais suivent une hiérarchie administrative rigoureuse. L’institution précise que tout changement de stratégie sur ces axes dépendra uniquement de la haute administration.
« Toute nouvelle initiative relative à la gestion des corridors fera l’objet, au préalable, d’instructions du Ministère des Transports et des Affaires Maritimes », indique-t-elle.
En Côte d’Ivoire, la question des corridors est sensible. Elle touche directement au coût de la vie et à la rapidité d’approvisionnement des marchés, notamment pour les pays de l’hinterland comme le Mali ou le Burkina Faso, qui dépendent du port d’Abidjan.
Un appel à la vigilance
L’OIC craint que ces fausses informations ne nuisent à sa réputation auprès de ses collaborateurs internationaux et des transporteurs locaux. Pour éviter que des usagers ne se fassent piéger par des informations erronées, la direction invite les professionnels à la plus grande prudence. Elle exhorte ces derniers à « faire preuve de vigilance et à se référer exclusivement à ses canaux officiels de communication. »
Enfin, l’Office prévient qu’il ne compte pas en rester là si de telles pratiques de désinformation persistent. L’institution se réserve le droit de poursuivre en justice ceux qui utilisent son identité de manière frauduleuse, évoquant une possible riposte contre « toute utilisation abusive de son nom, de son image ou de sa crédibilité institutionnelle. »
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Pour l’heure, le calme semble revenir dans les gares de fret, même si les syndicats impliqués n’ont pas encore officiellement réagi à ce recadrage.



