La Direction Régionale des Eaux et Forêts du N’Zi a mené, du lundi 29 au mercredi 31 décembre 2025, une importante mission de terrain le long de la rivière N’zi, dans le cadre de ses activités de surveillance des cours d’eau et de lutte contre la dégradation de la qualité de l’eau brute.
Cette intervention s’inscrit dans une dynamique de protection des ressources hydriques, essentielles à la vie des populations, notamment celles des villes de Dimbokro et de Bocanda , fortement dépendantes de cette rivière pour leur alimentation en eau potable.
Une détérioration préoccupante de la qualité de l’eau du N’zi
La rivière N’Zi constitue en effet une source stratégique pour l’approvisionnement en eau de ces deux localités du centre de la Côte d’Ivoire. Or, depuis plusieurs mois, les services techniques ont constaté une dégradation préoccupante de la qualité de ses eaux. Cette situation alarmante se manifeste par une coloration ocre prononcée et une forte turbidité, signes évidents d’une pollution avancée. Les enquêtes ont clairement établi que ces anomalies sont les conséquences directes des activités d’orpaillage illégales qui prolifèrent le long du cours d’eau.
Face à cette menace environnementale et sanitaire, la Direction Régionale du N’Zi a décidé de passer à l’action. Au cours de la mission conduite sur le terrain, les agents ont ciblé plusieurs zones critiques identifiées comme des foyers actifs d’ orpaillage clandestin . Ainsi, dans les localités de Koguinan, relevant de la sous-préfecture de Dimbokro, et de Bengassou, dans le département de Bocanda, les équipes sont intervenues de manière ferme et méthodique.
En remuant les sédiments et en rejetant des matières polluantes, ils contribuent à l’envasement du cours d’eau et à la dégradation accélérée de sa qualité.
Cette opération a permis la destruction de sept (7) dragues illégalement installées et opérant directement sur le lit de la rivière N’Zi. Ces moteurs, utilisés pour l’extraction artisanale de l’or, sont à l’origine de graves perturbations du milieu aquatique. En remuant les sédiments et en rejetant des matières polluantes, ils contribuent à l’envasement du cours d’eau et à la dégradation accélérée de sa qualité.
Sous la conduite du Lieutenant-Colonel Antchouro Kouamé Boko, la Direction Régionale du N’Zi réaffirme sa détermination à mettre un terme définitif à ces pratiques illégales. Pour les autorités régionales, il s’agit non seulement de faire respecter la réglementation en vigueur, mais surtout de protéger une ressource vitale indispensable à la santé et au bien-être des populations. La lutte contre l’orpaillage illégal apparaît ainsi comme un enjeu majeur de sécurité environnementale et sanitaire.
Une menace supplémentaire
Il convient par ailleurs de signaler que les tas de sédiments laissés dans le lit de la rivière par les dragues constituent une menace supplémentaire. Ces amas entravent la circulation normale de la fine couche d’eau de la rivière, notamment sa capacité d’écoulement. Selon les experts, cette situation pourrait nuire gravement à l’approvisionnement en eau potable des villes de Dimbokro et de Bocanda dès le mois de février 2026, si des mesures rigoureuses et continue ne sont pas engagées.
À travers cette opération, la Direction Régionale du N’Zi envoie un message clair aux auteurs d’activités illégales et appelle à une prise de conscience collective. La préservation de la rivière N’Zi est une responsabilité partagée, qui exige l’implication des autorités, des forces de sécurité, mais aussi des communautés riveraines, afin de garantir durablement l’accès à une eau de qualité pour les générations présentes et futures.



