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Menace d’expulsion des policiers de leurs maisons/ Le pire est à craindre pour les populations

image d’illustration

Les propriétaires de maisons baillées ont menacé le dimanche 27 janvier 2013, de « vider » les familles des 13 mille policiers occupant leurs logements, si dans un délai raisonnable, ils ne rentrent pas en possession de leur dû. C’est un article publié, le mardi 29 janvier 2013, soit 12 ans jour pour jour.
Ils n’avaient pas l’air de plaisanter parce qu’ils ont dit être fatigués de dormir affamés, depuis septembre 2012. Sans compter ce qu’ils disent avoir enduré avec leurs loyers impayés toute l’année 2011, des six derniers mois de 2010, des mois de décembre 2005,2006, 2007 et 2008, et de novembre 2007.

Si les propos comminatoires des propriétaires de maisons baillées venaient à être exécutés, le pire serait à craindre pour les populations. De fait, personne ne peut faire ce qui est attendu de lui s’il n’a pas la paix du cœur. Un agent de Police qui est « vidé » de son logis abandonnera, à coup sûr, son poste, pour d’abord chercher un toit à sa famille. Ce qui créera un manque d’agent dans les commissariats. Des personnes gardées à vue pourraient passer plus de temps que prévu, dans les cellules.


Les voleurs et autres bandits de grand chemin pourraient opérer, sans être inquiétés. Ce qui plongerait les populations dans la torpeur et les obligerait à avoir peu d’engouement pour la production de richesse.

L’insécurité qui prendrait alors de l’ascendant ne pourra pas attirer les investisseurs. C’est vrai que l’Etat pourra faire peut-être appel aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), mais quand on sait que ces éléments n’ont été formés que pour défendre le territoire, ils pourraient avoir des comportements qui aggraveraient la situation.

En tout cas, les propriétaires de maisons baillées entendent, un jour, arracher les portes pour forcer des policiers à partir de leurs maisons. Ils craignent néanmoins de ne pas avoir leur dû en résiliant le contrat qui les lie à l’Etat.

Par ailleurs, selon des informations qui nous parviennent, des agents de police concernés, ont déjà du mal à dormir chez eux. Ils rentrent tard à la maison et sortent tôt, pour éviter de rencontrer « leur propriétaire ».

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