Dans la zone de Koumassi Saint Michel, le transport lagunaire a été fortement perturbé le lundi 9 février 2026. La police maritime a arraisonné neuf (9) pinasses et retiré leurs moteurs.
Lors d’une vaste opération de répression menée par la direction de la police maritime et de la logistique navale, 9 pinasses ont été arraisonnées et leurs moteurs démontés. Cette opération conduite par le lieutenant-colonel Dougoné Serge, vise à mettre fin aux nombreuses infractions constatées dans le transport des passagers sur les plans d’eau lagunaires, au nom de la sécurité des usagers.
Une opération de répression après la phase de sensibilisation
Dès les premières heures de la journée, un important dispositif sécuritaire a été déployé à Koumassi Saint Michel, un point névralgique du transport lagunaire. Les éléments de la police maritime ont encerclé la zone, prenant de court conducteurs et propriétaires de pinasses. Pris au piège, ces derniers n’ont opposé aucune résistance. Le bilan provisoire fait état de neuf embarcations immobilisées, leurs moteurs ayant été retirés sur-le-champ.
« Certaines pinasses sont surchargées et sans gilets de sauvetage. En cas d’accident, c’est la mort assurée. Il était temps de mettre de l’ordre »
Selon le lieutenant-colonel Dougoné Serge, cette intervention marque un tournant. « Après plusieurs campagnes de sensibilisation restées sans effet, nous sommes entrés dans la phase de répression. Il s’agit du début d’une vaste opération qui s’étendra sur toute l’année, sur l’ensemble des plans d’eau lagunaires utilisés pour le transport des usagers », a-t-il déclaré. L’objectif est clair : réprimer vigoureusement les infractions et contraindre les opérateurs à se conformer à la réglementation en vigueur.
Sécurité des usagers : un impératif non négociable
Pour exercer légalement le transport lagunaire, les opérateurs doivent disposer de documents obligatoires, notamment une assurance, une carte de circulation, ainsi que des gilets de sauvetage en nombre suffisant, adaptés au type de pinasse. La surcharge des embarcations est également formellement interdite. Pourtant, sur le terrain, ces exigences sont régulièrement ignorées, exposant les passagers à des risques majeurs.
Si l’opération a provoqué une paralysie partielle du trafic, notamment pour les commerçantes de poissons contraintes de trouver d’autres moyens de transport, une partie des populations salue cette initiative. « Certaines pinasses sont surchargées et sans gilets de sauvetage. En cas d’accident, c’est la mort assurée. Il était temps de mettre de l’ordre », confie un habitant de Koumassi. Cette action forte intervient dans un contexte marqué par plusieurs naufrages meurtriers sur les eaux lagunaires. En avril 2025, à Tiaha, dans le département de Dabou, une embarcation de fortune surchargée avait causé la mort de 12 élèves. Pour la direction de la police maritime, l’opération de Koumassi se veut donc un signal d’alerte national. Un rappel ferme que la sécurité sur la lagune n’est pas négociable et que le respect des règles peut sauver des vies.



