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Soutenance au CAMPC : L’âge d’or de la diplomatie africaine sera féministe (Pr Lezou-Koffi)

Kaja Kallas, Ursula Von der Leyen, Simone Veil, Nicole Fontaine, Choe Son-hui, Sanae Takaichi, des grands de la diplomatie asiatique et européenne. Hellen Johson Sirleaf, Netumbo Nandi-Ndaitwah, Kandia Camara, Aminata Touré, Memounata Ibrahima, etc. des grandes dames au-devant de la scène diplomatique africain. Les femmes ont leur place inamovible dans la diplomatie internationale et le CAMPC prépare ses impétrants à cette nouvelle conscience du monde des relations internationales.

Le nouveau levier pour une intégration africaine réussie est de remettre la femme au-devant de la scène diplomatique. Foi de la professeure Aimée-Danielle Lezou-Koffi qui s’est distinguée par une approche endogène lors d’une soutenance au Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC) d’Abidjan, qui a servi de cadre, ce 27 octobre 2025, à la présentation de son mémoire sur un sujet qui braque des regards hagards. La Pr Lezou-Koffi, universitaire reconnue en analyse du discours, a présenté ses travaux sur la diplomatie féministe devant un jury exigeant. Le résultat a comblé l’impétrante. Son mémoire de Master professionnel en Diplomatie, Protocole et Relations Internationales a décroché la note de 18/20, avec les félicitations unanimes des membres du jury. Une récompense amplement méritée pour ce travail approfondi qui ouvre des perspectives nouvelles.

Une approche résolument africaine
Le sujet choisi par la professeure Lezou-Koffi montre toute son actualité : « La diplomatie féministe : levier d’inclusion sociale et d’intégration régionale dans l’espace de l’Union africaine ». Loin des concepts importés, la chercheuse a développé une vision endogène de cette thématique. Son approche s’ancre dans les réalités du continent, cherchant à définir une diplomatie féministe adaptée aux contextes africains. Le travail montre comment cette forme de diplomatie peut servir l’inclusion sociale et renforcer les processus d’intégration régionale au sein de l’Union africaine.

La distinction obtenue par la professeure Lezou-Koffi couronne non seulement un travail académique rigoureux, mais aussi une contribution significative à la réflexion sur l’avenir des relations internationales en Afrique
La qualité des travaux présentés se reflète dans la composition du jury. Présidé par le professeur Séverin Konin, l’assemblée réunissait des personnalités académiques de premier plan. Le directeur de mémoire, le docteur Lazare Ziriga, a guidé la candidate tout au long de ses recherches. Les évaluateurs – les professeurs Abdoulaye Bamba, Yao Gnamien et Georgette Zamble – ont apporté leurs expertises complémentaires pour examiner le mémoire. Leurs questions et observations ont permis d’enrichir les échanges et de souligner la pertinence de la démarche entreprise par la professeure Lezou-Koffi.

Cette recherche arrive à point nommé. Alors que les questions de genre prennent une place croissante dans les relations internationales, le travail de la professeure Lezou-Koffi offre des outils conceptuels pour penser une diplomatie féministe ancrée dans les réalités africaines. Son approche endogène ouvre la voie à une réappropriation des concepts par et pour le continent. Elle montre comment les valeurs d’inclusion et d’égalité peuvent renforcer les mécanismes d’intégration régionale plutôt que de leur être imposées de l’extérieur. La distinction obtenue par la professeure Lezou-Koffi couronne non seulement un travail académique rigoureux, mais aussi une contribution significative à la réflexion sur l’avenir des relations internationales en Afrique. Son mémoire pourrait bien inspirer de nouvelles approches dans les chancelleries du continent.

 

 

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