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Vincent Toh Bi, Préfet d’Abidjan fait une descente dans les garbadromes de la ville d’Abidjan

Vincent Toh Bi, Préfet d’Abidjan fait une descente ce vendredi 7 février 2020 dans les garbadromes de la ville d’Abidjan.
Ne vous en faites pas. Ce n’était pas pour fermer ces lieux de restauration rustique ni pour vous révéler leurs faces cachées.

J’ai reçu il y a quelques jours un courrier de la Mutuelle Générale des Vendeurs d’Attieke et de Garba. J’ai automatiquement reçu en audience le bureau de la mutuelle, venu porter à ma connaissance des tracasseries dont les vendeurs sont victimes de la part de certaines administrations.

Pour me rendre compte de leurs conditions de travail, je suis donc descendu dans quelques garbadromes.

Sachez qu’Adjamé seul recèle 402 garbadromes et Attécoube en compte 79. Sur Abidjan seul, ce sont un peu plus de 2.000 garbadromes.

Chaque unité emploie entre 05 et 10 personnes payées au jour. Ce qui fait un nombre important de personnes qui ont des sources de revenus par cette activité. Par ailleurs l’achat direct des produits de base du garba (attieke, thon, oignon, piment, etc) fait vivre d’autres commerces et leur donne des volumes importants.

Le social prôné par le Gouvernement comporte une bonne part d’économie inclusive dont ces petits commerces, qui agrégés, deviennent considérables. Il faut donc protéger et soutenir ces activités.

J’ai trouvé des garbadromes particulièrement propres, avec du thon protégé par de petites cabines en vitre , de l’eau potable, etc . Les serveurs portaient des chasubles propres. Je suppose que ma présence y est pour quelque chose, suite au choc créé par mes précédentes visites sur les sites de production d’autres denrées alimentaires.

Il y a aussi une « ivoirisation » progressive des cadres de l’industrie du garba, aux côtés de leurs frères des autres pays d’Afrique de l’Ouest.

La visite vise donc à réaffirmer le soutien de l’administration à toutes les activités économiques, pourvu qu’elles soient légales et se conforment aux règles.

J’en ai profité pour donner des conseils d’hygiène nécessaires à la santé des populations.

C’est curieux mais je n’ai pas vu notre garba d’époque (années 80) avec les huiles noires que nous appelions « huile de goudron » et de gros morceaux de thon, qui nous ont nourris pendant nos années collège et université !!!

L’attieké….toute une histoire pour chacun des Abidjanais.

Enfin, le premier Forum de l’Attieke se tient depuis hier au Palais de la Culture dans l’indifférence totale des Abidjanais.

L’attieké, c’est pourtant une économie vitale et une identité culturelle Ivoirienne à célébrer.

  • garbadrome: lieu de vente et de consommation directe de l’attieké et du poisson.

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