Les autorités de New York et du New Jersey ont ouvert une enquête sur les pratiques de billetterie de la FIFA pour la Coupe du monde 2026. Parmi les matchs visés, on retrouve notamment celui du groupe C entre le Maroc et le Brésil, prévu au MetLife Stadium.
Concrètement, les autorités américaines ont lancé une investigation officielle en envoyant des assignations à la FIFA, l’instance qui dirige le football mondial. Cette affaire s’inscrit dans un cadre plus large où l’on examine comment les billets ont été vendus pour la Coupe du monde 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
L’enquête cible plusieurs rencontres jugées sensibles à cause de leur forte demande attendue. Parmi elles, l’affiche du groupe C entre le Maroc et le Brésil est particulièrement scrutée. Ce match, qui se jouera au MetLife Stadium dans le New Jersey, fait partie des gros morceaux du premier tour et attire déjà beaucoup d’attention.
Ce stade, situé dans le New Jersey, accueillera huit rencontres pendant la compétition, dont plusieurs matchs de groupe et la finale prévue le 19 juillet 2026. C’est dans ce contexte que les autorités américaines s’intéressent de près à la façon dont les billets ont été vendus et distribués pour ces matchs.
Les enquêteurs se concentrent surtout sur les conditions d’achat et la répartition des sièges. Plusieurs signalements évoquent des situations où des acheteurs auraient reçu des places différentes de celles annoncées au moment de l’achat. Ces cas seraient liés à des changements dans la classification des sièges après l’ouverture des ventes.
Un autre point clé de l’enquête porte sur le système de tarification dynamique utilisé par la FIFA pour ce tournoi. Ce système permet d’ajuster les prix des billets en fonction de la demande. Selon les autorités américaines, cela aurait entraîné des hausses importantes au fil des différentes phases de vente.
Entre octobre 2025 et avril 2026, les prix de plus de 90 rencontres auraient augmenté, avec des variations significatives selon les catégories de billets. Certaines affiches très demandées auraient connu une hausse moyenne notable, ce qui a renforcé les critiques sur la clarté et la stabilité des prix proposés aux supporters.
Dans ce cadre, les procureures Letitia James (New York) et Jennifer Davenport (New Jersey) estiment que certaines pratiques auraient pu manquer de transparence. Elles évoquent notamment la création de nouvelles catégories de sièges en cours de vente, ainsi que des changements dans la communication autour de la répartition des places, ce qui aurait pu influencer les décisions d’achat des consommateurs.
La FIFA, de son côté, défend une approche basée sur l’adaptation à une demande mondiale exceptionnelle. L’organisation rappelle que la Coupe du monde 2026 sera la première édition à 48 équipes et répartie sur trois pays, ce qui crée mécaniquement une pression accrue sur la demande de billets pour certaines rencontres.



