12042021Headline:

“Les dirigeants des clubs de football en Côte d’Ivoire, auront leurs yeux pour pleurer”: l’épitre de Fernand Dédeh à Zouzoua Inabo

Fernand Dédeh adresse une épitre à Zouzoua Inabo pour exprimer sa crainte de voir le football ivoirienne sombrer par la faute des dirigeants.

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Les dirigeants des clubs de football en Côte d’Ivoire, auront leurs yeux pour pleurer. Par leurs querelles intestines et de cours communes, ils ont introduit la louve dans la bergerie. Et maintenant, elle n’entend pas en sortir tant qu’elle n’est pas sûre d’avoir nettoyé les écuries. Et c’est elle qui a désormais la montre. Et, elle a tout le temps!
La présidente du comité de normalisation peut-être décrite comme une parfaite sophiste. Avec froideur, lucidité et une intelligence fine et éprouvée, avec en plus le sens de repartie d’une politicienne doublée d’une diplomate de métier, elle a dit aux journalistes de Sport et aux acteurs, sans dire, les pilules et couleuvres à avaler.
Une conférence de presse ce mardi 23 novembre 2021, aux relents de Didiga… Chacun est responsable de ce qu’il a compris et ce qu’il veut comprendre. Mais elle est droite dans ses baskets: elle est en mission. Elle ne peut pas partir tant que sa mission n’est pas achevée. Et tout ne dépend pas d’elle. Tout dépend de ceux qui l’ont nommée. Sa mission avait été définie dans le temps: 12 mois. Jusqu’au 31 décembre 2021. Un an pour assainir l’environnement à la fédération ivoirienne de football, un an pour faire le toilettage des textes. Un an pour organiser l’assemblée générale élective.
À exactement 37 jours du délai imparti par la FIFA, échec mais pas mat. Une chose est pour le moins sûre, l’assemblée générale élective prévue initialement le 20 décembre 2021 ne peut pas se tenir. Plus encore, la mission d’assainissement des finances, le toilettage des textes, toujours en cours. Elle ne prononce pas le mot prorogation du mandat du comité de normalisation mais en mettant bout à bout, c’est le message subliminal qui découle de son plaidoyer. Elle veut juste mettre les rieurs de son côté et laisser l’initiative à ceux qui l’ont nommée de rendre publique, la mesure. Les esprits sont cependant bien préparés. « Nous sommes une mission de transition. Et quand on est une mission de transition, c’est pour préparer l’avenir. C’est que nous essayons de faire plan technique, au plan juridique et au plan de la gouvernance. Nous préparons l’avenir pour que d’autres personnes viennent continuer et pérenniser. Sortons du fétichisme des dates. »
Le football ivoirien n’est pas sorti de l’auberge. Il était sur des vagues impétueuses. La zone d’incertitudes s’agrandit. La présidente du comité de normalisation avait jusque-là, bénéficié d’un relatif état de grâce. Sa méthode, son vécu, sa position médiane dans la société, son expérience dans la gestion des structures en crise comme la Coopec, son indépendance d’esprit et son leadership au niveau national, avaient mis les antagonistes de la communauté du football à équidistance. Tous les camps lui avaient accordé le bénéfice de la bonne foi. Et surtout s’étaient engagés à l’accompagner pour sortir remettre les choses à l’endroit. Du reste, elle avait assuré ses interlocuteurs de sa volonté de sortir le plus tôt possible du cambouis Et le plus rapidement. Elle a les coudées franches.
Au bilan, elle n’a pas tenu sa promesse. Elle entend balayer la maison entièrement. Dans les coins et recoins. Tant qu’elle cette mission n’est pas achevée, elle campe. Les textes? Son comité a fait les propositions. Mais ceux qui l’ont nommée doivent arbitrer. Elle est dans l’attente du retour des textes de la FIFA.
En attendant, la novice du football, il y a encore 10 mois, à vite appris. Elle sait maintenant ce qu’un sélectionneur national doit faire pour rester à la tête de l’équipe et surtout gagner. Elle propose que les joueurs retenus s’engagent devant les membres du comité de normalisation à défendre le pays, le drapeau national. Les échéances sont si rapprochées qu’elle est partie pour gérer la CAN2022 au Cameroun et peut-être aussi, la CAN2023.
Fondamentalement, elle n’a peut-être pas changé. Elle n’a sûrement pas un agenda caché. Elle surfe sur les intérêts et les directives de l’extérieur. De ceux qui l’ont nommée. Elle a préparé l’opinion nationale à une possible prorogation de la mission du comite de normalisation. Elle part au Caire, ce mercredi 24 novembre 2021. Elle va prendre part à l’assemblée générale extraordinaire de la CAF. Elle va rendre compte à ses mandants. Puis la décision de reconduction du comité de normalisation sera formalisée ou non.
Disons les choses comme elles sont: le comité de normalisation entre désormais dans l’ère des compromis et peut-être, des compromissions… Pauvre football ivoirien!

Sapel

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