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Sport : les Jeux olympique de Tokyo l’été prochain restent un vrai casse-tête pour le gouvernement japonais

Les Jeux olympique de Tokyo l’été prochain restent un vrai casse-tête pour le gouvernement japonais contraint en 2020 à déplacer l’événement d’une année pour cause de coronavirus.

Ce lundi 4 janvier, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a annoncé que son gouvernement « envisageait » un nouvel état d’urgence dans la région du grand Tokyo face à la recrudescence des contaminations à la Covid-19. Qualifiant la situation sanitaire du pays de « très sévère », le dirigeant japonais a dit espérer que la campagne de vaccination pourrait commencer dès la fin février, précisant lors d’une conférence de presse qu’il serait parmi les premiers à recevoir l’injection. Selon des médias, l’état d’urgence pourrait être déclaré avant la fin de la semaine et durer un mois. De son côté, la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a enjoint aux habitants de la mégapole d’éviter dès maintenant les sorties non-essentielles après 20H00.

Le Japon a été relativement épargné par la pandémie de coronavirus comparé à beaucoup d’autres pays, avec quelque 240 000 infections et moins de 3 600 morts depuis un an. Mais le pays subit depuis novembre une forte hausse des contaminations, dépassant pour la première fois jeudi la barre des 4 000 nouveaux cas en 24 heures. Aujourd’hui, Tokyo a enregistré 884 nouveaux cas alors que le nombre de patients hospitalisés « dans un état grave », c’est-à-dire devant être placés sous respirateur artificiel, est désormais de 108, un record.

À 200 jours de la cérémonie d’ouverture, l’éventualité d’un état d’urgence pourrait ralentir la préparation des Jeux de Tokyo. Il faudrait que les organisateurs respectent un protocole sanitaire encore plus strict. Un état d’urgence aurait également un impact sur la préparation des athlètes japonais. En 2020, le Centre national d’entraînement de Tokyo avait été fermé plusieurs semaines, jusqu’au mois de mai, date de la décision des autorités de lever l’état d’urgence. Mais le gouvernement japonais pourrait décider de laisser ouvert cette usine à champions.

Selon le décompte établi par la NHK, le Japon a sélectionné environ 20 % de sa délégation olympique, censée compter autour de 600 athlètes aux Jeux. Seulement 117 athlètes d’entre eux, auraient décroché leur billet. Le temps est compté sur tous les plans.

Le Japon doit aussi convaincre que les jeux seront une opportunité pour le rayonnement du pays. En décembre dernier, un sondage diffusée par la NHK, était sans équivoque, puisque seulement 27% des sondés étaient favorables au maintien des Jeux l’été prochain. Pire, 32% d’entre eux sont pour une annulation de l’événement.

Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 devraient coûter au total 13 milliards d’euros, à cause d’un budget alourdi par le report et les mesures sanitaires. Cela ferait de Tokyo 2020 les Jeux d’été les plus chers de l’histoire, devant ceux de Londres-2012 (12,2 milliards d’euros), selon une étude comparative de l’université d’Oxford publiée en septembre dernier. Toutes compétitions olympiques confondues, les Jeux d’hiver de Sotchi 2014, en Russie, conserveraient le record absolu avec leur coût faramineux estimé à 17,9 milliards d’euros, selon cette étude. Raviver l’enthousiasme de la population locale et espérer que la pandémie s’arrête. Ce sont certainement les deux souhaits majeurs du gouvernement japonais pour 2021.

Avec RFI

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