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Mort en cascade des artistes ivoiriens/ Voici les responsables : la DG du Burida fait des révélations

viera-burida

Au cours d’une conférence de presse lundi 24 octobre au siège du Burida, Mme Irène Vieira, DG de cette institution, a situé les responsabilités sur ceux qui agissent contre les intérêts des artistes ivoiriens les contraignant à une mort à petit feu. D’où ces morts en cascade dans l’univers de la création.

La Directrice générale du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) n’est pas du tout contente du mépris que certains acteurs du secteur de la radiodiffusion affichent à l’endroit des artistes ivoiriens. Et pour le dénoncer, la première responsable du Burida n’est pas allée avec le dos de la cuillère. Elle a crié son ras-le-bol dans un franc-parler sans mâcher ses mots.

 

Mme Irène Vieira, qui pour la circonstance était entourée de l’administrateur Orentchi, Akissi Delta, Gohou, Zongo, Marie-Louise Asseu, Ken Adamo et bien d’autres sociétaires du Burida, a interpellé les radiodiffuseurs qui à l’en croire refusent de payer comme il se doit les droits revenant aux artistes suite à l’utilisation de leurs œuvres. «Halte au piratage des œuvres artistiques par les radiodiffuseurs opérant en Côte d’Ivoire», pouvait-on lire dans l’intitulé de ce cri de cœur.

Selon Mme Irène Vieira si les 171 radiodiffuseurs émettant en Côte d’Ivoire payaient normalement les droits dus à l’exploitation des œuvres des artistes, il y aurait moins de mort dans cette corporation. Leur refus de payer les droits revenant aux artistes a contribué à détériorer leur condition de vie. D’où, révélera-t-elle, toutes ces morts en cascade au sein des artistes dont le nombre cette année avoisine la vingtaine.

Face à cette situation, Mme Vieira apprendra que l’institution ne compte plus rester les bras croisés. Des actions concrètes pour obliger ces radiodiffuseurs à payer ce qui revient aux artistes seront menées. Allant jusqu’aux poursuites judiciaires pour les plus récalcitrants. «Les dirigeants du Burida et les 6.000 sociétaires qui le composent ont décidé, d’une part, d’interpeller tous les organismes de radiodiffusion agréés actuels et futurs sur le territoire ivoirien sur leurs obligations vis-à-vis des fournisseurs de contenus que sont les artistes, et d’autre part, d’appeler l’attention des pouvoirs publics qui organisent le secteur de la communication audiovisuelle sur la nécessité d’assurer le respect de la législation en vigueur en matière de droit d’auteur et des droits voisins», a-t-elle signifié.

« À défaut, le Burida et ses 6000 sociétaires préviennent que, nul n’étant au-dessus de la loi en cette République, ils se réservent le droit d’user de toutes les voies légales et légitimes pour faire sanctionner toutes les formes de violation de leurs droits », a mis en garde Mme Irène Vieira.

Pour Mme Vieira, « cette forme d’esclavage des radios avec les artistes » doit vite prendre fin. C’est pourquoi, a-t-elle annoncé que son institution saisira très bientôt la Haca.

 

Philip KLA

linfodrome

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