
Patrick Pederson, Directeur général Afrique de Heetch, a annoncé le probable lancement des taxis motos à Abidjan. Une information dénuée des règles de l’art qui contraste avec l’interdiction des taxis-motos émanant du ministère des transports. A moins que les autorités ivoiriennes ne veulent tuer entrepreneuriat local au profit des entreprises occidentales.
Interdire le transport via les taxis motos aux citoyens qui ne demandent qu’à gagner leur pain quotidien au profit d’un expatrié déjà établi dans d’autres pays. Cela semble être le choix du régime d’Abidjan. Alors qu’il interdit, début mai 2019, les moto-taxis, le régime Ouattara ‘‘finalise’’ un marché avec l’entreprise française Heetch, selon les propos du responsable de ladite entreprise.

« Le ministre des Transports invite tous les propriétaires et conducteurs de motos-taxis à Abidjan à procéder à l’arrêt immédiat de leurs activités sous peine de voir leurs moyens de transport être mis en fourrière, sans préjudice des amendes et sanctions pénales prévues par les textes en vigueur », précisait la note du ministre début mai 2019.
« La législation ivoirienne selon nos avocats, n’interdit pas les moto-taxis. Ce n’est pas illégal, ce n’est pas légal », réplique Patrick Pederson, Directeur général Afrique de Heetch qui a revèle qu’il finalise avec les autorités ivoiriennes, la faisabilité du projet.
Un deux poids deux mesures surprenant en cette année 2019 dite année du social. Autre fait marquant, l’entreprise Heetch exerce au Maroc dans le taxi et souhaite faire circuler des taxis motos ou tricycles à Abidjan.
AbidjanTV.net


