L’Observatoire de la Fluidité des Transports publie la carte des 33 barrages routiers officiellement autorisés sur l’ensemble du territoire national ainsi que les contacts de son Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF). Cette mesure vise à encadrer les contrôles routiers, lutter contre les barrages anarchiques et faciliter la circulation des personnes et des biens.
L’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) a mis à la disposition des usagers la liste officielle des 33 barrages routiers autorisés en Côte d’Ivoire. L’institution a également communiqué les numéros du Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF) destinés à signaler les entraves à la circulation sur les différents axes routiers du pays.
Une cartographie officielle des barrages autorisés sur le territoire national
La carte publiée recense au total 33 barrages routiers répartis dans plusieurs villes du pays. Dans le nord de la Côte d’Ivoire, les barrages officiellement autorisés sont situés à Tengréla, Pogo, Boundiali, Ouangolodougou, Ferkessédougou, Korhogo, Bouna, Doropo, Niakaramandougou et Tiéfinzo. Ces localités représentent plusieurs points de passage stratégiques sur les corridors reliant la Côte d’Ivoire aux pays voisins de la sous-région. À l’ouest du pays, les postes de contrôle reconnus sont installés à Odienné, Minignan, Touba, Séguéla, Man, Danané, Toulepleu, Duékoué et Tabou. Dans cette partie du territoire, plusieurs axes frontaliers et zones de circulation interrégionale sont concernés par les contrôles routiers.
Les populations peuvent contacter le centre d’appel à travers le numéro court 86090, pour recueillir les signalements liés aux difficultés de circulation
Dans le centre et le centre-ouest, les barrages autorisés se trouvent notamment à Bouaké, Mankono, Daloa, Yamoussoukro, Gagnoa et Soubré. Ces villes constituent d’importants carrefours de circulation pour les voyageurs et le transport des marchandises entre les différentes régions du pays. Enfin, dans le sud et l’est de la Côte d’Ivoire, les barrages officiellement reconnus sont localisés à Abidjan, Elibou, Aboisso, Noé, Agnibilékrou, Abengourou, Bondoukou et San Pedro. Plusieurs de ces localités se situent sur les grands axes reliant la Côte d’Ivoire aux frontières ghanéennes et aux zones portuaires du pays. Ces postes de contrôle sont présentés comme les seuls barrages officiellement autorisés sur les principaux corridors routiers nationaux.
Selon l’OFT, cette publication vise à renforcer la transparence dans les opérations de contrôle routier et à réduire les difficultés rencontrées par les conducteurs sur certains axes. Les autorités souhaitent également lutter contre les barrages anarchiques régulièrement dénoncés par les professionnels du transport et les voyageurs. Les barrages illégaux sont souvent accusés de ralentir le trafic, d’augmenter les coûts du transport et de favoriser certaines pratiques de racket routier. Avec cette cartographie officielle, les usagers disposent désormais d’un outil leur permettant de distinguer les postes de contrôle reconnus des installations irrégulières.
Le Centre d’alerte appelé à signaler les entraves à la circulation
En complément de cette cartographie, l’OFT a également présenté le Centre d’alerte et d’assistance à la fluidité (CAAF), mis en place pour recueillir les signalements liés aux difficultés de circulation. Les populations peuvent contacter le centre d’appel à travers le numéro court 86090 ainsi que plusieurs numéros mobiles communiqués par l’institution. Le dispositif permet notamment de signaler les congestions routières, les tracasseries et rackets routiers, les problèmes de circulation ou encore les mauvais stationnements. Le CAAF prend également en compte les signalements concernant les véhicules immobilisés sur les voies publiques ainsi que les autres obstacles susceptibles de perturber la fluidité du trafic routier.
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À travers ce mécanisme, l’OFT souhaite renforcer la collaboration avec les usagers afin d’améliorer les conditions de circulation sur les routes ivoiriennes. L’objectif est de réduire les entraves à la mobilité et de favoriser une meilleure organisation des contrôles routiers. Cette initiative intervient dans un contexte où les questions liées à la fluidité des transports et à la lutte contre les pratiques illégales sur les routes demeurent au cœur des préoccupations des acteurs du secteur du transport en Côte d’Ivoire.



