
Des chiffres qui viennent en contradiction des 2.6% qu’avait livré Sidi Touré, son collègue du gouvernement en 2018. En effet, son prédécesseur à ce ministère, s’était appuyé sur la définition que donne l’Organisation internationale du travail (Oit) qui définit le chômeur comme « une personne qui est en quête de travail, qui est apte à travailler et qui recherche aussi un emploi (…). C’est à partir de cette définition que l’OIT a indiqué qu’il y a 2.6% de chômeurs en Côte d’Ivoire », a rappelé le ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes.
Selon lui, lorsqu’on applique cette définition de l’OIT, il y a 8% de chômeurs en France, 3% en Suisse, 1.7% au Bénin, 5% au Mali et 0.4% de chômeurs au Niger. Toutefois, « la question qu’il faut se poser, est de savoir si cette définition est conforme aux réalités de nos pays car ce taux qui est bas masque une grosse réalité », a-t-il mentionné.
Pour le reste, le porte-parole adjoint du Rhdp a énoncé toutes les réformes entreprises par ses soins pour offrir à la jeunesse le maximum de chances de se créer un emploi, soulignant que l’ensemble de ces réformes en faveur des jeunes de 2011 à ce jour, a permis de créer 2 623 655 emplois. A la préoccupation des populations qui estiment ne “rien voir” dans ces créations d’emploi, Mamadou Touré a soutenu que c’est le manque d’information qui crée ce sentiment. Tout comme le manque d’information donne le sentiment que les processus de l’Agence Emploi Jeune sont opaques.


