
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a affirmé jeudi qu’il était « prêt » à « discuter » avec le gouvernement pour « entendre (ses) conditions » afin de faciliter le retour en Côte d’Ivoire de l’ex-chef de l’État, en liberté conditionnelle en Belgique après son acquittement le 15 janvier par la cour pénale internationale (CPI) où il était détenu depuis novembre 2011.
« Nous sommes prêts à entendre les conditions du gouvernement et on va discuter », a déclaré le secrétaire général du FPI, Assoa Adou, lors d’une conférence de presse au siège du journal le Nouveau Réveil.
Invité du »Fauteuil blanc », une tribune d’échanges avec la presse, initiée par ce quotidien proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition), le secrétaire général du FPI s’est montré optimiste pour un retour en Côte d’Ivoire du fondateur de son parti avant la présidentielle d’octobre 2020. « Le retour de Gbagbo (avant 2020) n’est pas une utopie » mais « une urgence », a-t-il indiqué.
Dressant un état des lieux de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, il en a conclu que la réconciliation était en panne et qu’il fallait pour y remédier, discuter aussi bien avec les formations politiques de l’opposition qu’avec le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti présidentiel.
« Sur instruction de Gbagbo, nous allons vers tout le monde », a poursuivi l’ancien ministre de l’Environnement, qui précise avoir formulé début juin au RHDP « une demande de rencontre », restée à ce jour sans suite.


