
Les membres du mouvement citoyen « Tournons la page Côte d’Ivoire », qui ont été arrêtés cet après-midi du mercredi 11 mars 2020 à Yopougon-Siporex ont recouvré la liberté. Ces activistes avaient entrepris une tournée de sensibilisation contre la modification de la constitution. Ils ont été relaxés et ont tous regagné leurs domiciles.
Il s’agit des activistes du mouvement citoyen « Tournons la page Côte d’Ivoire », qui furent arrêté à Siporex, dans la commune de Yopougon lorsque ceux-ci distribuaient des tracts pour dire ‘’non’’ à la modification de la constitution sans consultation du peuple. Selon une source sous le couvert de l’anonymat.
Les activistes arrêtés, étaient au nombre d’une dizaine conduits au commissariat du 16è arrondissement de Yopougon. On leur reproche d’avoir distribué des prospectus pour s’opposer à la modification de la constitution. Ce qui s’est passé n’est qu’un avant-gout des manifestations contre la modification de la constitution. Ce genre de manifestation pourrait se produire dans les jours suivants à l’intérieur du pays.
OUATTARA AUTORISÉ À MODIFICATION LA CONSTITUTION
Notons que le lundi 9 mars 2020, l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a autorisé Alassane Ouattara à procéder à une modification de la constitution. Le résultat du vote était de 225 voix pour le groupe parlementaire du RHDP, 83 voix contre pour l’opposition et 4 voix d’abstention. Précisons que le mouvement M21 prévoit une marche de protestation le samedi 21 mars 2020 à Yopougon.
Elle partira en effet, du Palais de justice à la mairie de Yopougon. Le M21 est composé de la Jeunesse Panafricaine (JEPA), “Je reste debout pour ma patrie’’, l’ONG Elections sans violence, la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (CICI), puis la cyber-activiste, Sarah Kouamé. Ces arrestations interviennent 48 heures après la marche organisée par un groupuscule de femme pour disent elles « dire non au départ du chef de l’État, Alassane Ouattara ».
En effet, dans la matinée du lundi 9 mars 2020, une manifestation dite spontanée de quelques dizaines de femmes favorables à un troisième mandat du Président Alassane Ouattara, avait été autorisée et encadrée par la police à Abobo. La Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) avait même couvert la manifestation.


