
De ce côté-là, c’est perdu puisque dans le cortège, il y avait notamment Olivier Faure du Parti socialiste, Fabien Roussel du Parti communiste ou encore le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier indique sans rancune : « Je pense qu’il a d’abord été, ça se comprend, très choqué par tout ce qui lui est arrivé. Je ne lui en veux pas et disons qu’il a des circonstances atténuantes. En tout cas, tout le monde doit savoir que, quand il y a besoin, nous, on est là ». « De la récupération politique » pestent les quelques élus locaux de droite ayant, malgré tout, fait le déplacement. Tout en regrettant l’absence de leurs partis et le silence de leurs leaders.
Des violences contre les élus en augmentation
L’important, c’est surtout de montrer qu’il ne faut pas céder de terrain à l’extrême droite, rappelle la secrétaire nationale d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), Marine Tondelier, rompue sur le sujet : « Ce sont leurs méthodes : l’intimidation, la menace, ils veulent faire peur. Et moi, je l’ai vécu comme leader d’opposition à Hénin-Beaumont. Le but en fait de ces gens, c’est que vous restiez sous votre couette et ne plus oser sortir de chez vous ».
Les faits de violence physique ou verbale contre les élus ont augmenté de 32% en 2022, selon le ministère de l’Intérieur. Mais pour Yannick Morez, le chiffre « est totalement sous-évalué ! […] Beaucoup de maires ne déposent plus plainte puisque de toute façon rien n’est fait derrière », a-t-il regretté mercredi.


