
Les sept rapporteurs spéciaux citent explicitement la brigade motorisée Brav-M, soupçonnée d’avoir menacé et frappé des manifestants. Ils dénoncent aussi la gestion de la contestation contre les mégabassines à Sainte-Soline. « La France, soulignent les experts, est le seul pays européen à utiliser des gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement lors d’opérations de maintien de l’ordre. » S’ils se disent conscients que des manifestants ont été violents, « le nombre de blessés et la gravité des violences rapportées sont alarmants ».
Autre grief : le recours à une rhétorique « criminalisante » des défenseurs de l’environnement de la part du gouvernement. Allusion directe à l’emploi du mot « écoterrorisme » par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Ce n’est pas la première fois que ces experts pointent du doigt la France sur sa politique du maintien de l’ordre. Les critiques étaient quasiment les mêmes en 2019, au moment de la crise des gilets jaunes.


