De retour de la Can 2015 qu’il a remportés avec les Eléphants, Wilfried Kanon est revenu sur le parcours héroïque de la sélection nationale ivoirienne.
Dans un entretient exclusif accordé à Footafrica365.fr, il affirme que son plus beau souvenir est le but qu’il a marqué en demi-finale contre la RD Congo. «Je marque, pour ma première participation à la Can, mon premier but et on a gagné la Coupe! Je ne pensais pas la gagner (…) J’étais déchaîné, je suis parti vers le coach, je l’ai embrassé. C’était une libération, je voulais mieux faire après les deux premiers matchs nuls. Je voulais devenir un lion et tout fracasser. Grâce à Dieu et à mon travail, je l’ai fait. C’est beau», a-t-il déclaré.
Le nouveau champion d’Afrique avoue qu’au début du tournoi, il a éprouvé quelques difficultés à évoluer dans le registre que lui avait confié son coach. Même si en club, il a joué parfois sur le côté gauche, la sélection, c’est différent». «Tous les systèmes me vont, cela dépend du coach. Si on me demande de jouer à gauche, ou au milieu, je joue à gauche, ou au milieu. Le tout est de se donner à fond, de faire de son mieux. Après chaque match, on apportait des corrections, des améliorations à l’animation défensive. Le gros changement, on l’a vu entre le deuxième et le troisième match. Contre le Cameroun, on a vu une autre Côte d’Ivoire. Après ce match, tout le monde a pris conscience qu’on pouvait y arriver, et prendre cette Coupe. On avait un vrai bloc défensif à trois. Si on arrivait à être sans faille, on savait qu’après, les grands joueurs de devant feraient le reste», a indiqué le défenseur des Eléphants.
L’Ivoirien de l’ADO La Haye (Pays-Bas) a exprimé sa reconnaissance au sélectionneur Hervé Renard dont le savoir-faire lui a permis d’imposer le respect dans la défense des Eléphants. «Il criait sur moi car il me demandait de jouer long sur Bony, alors que je jouais court pour Chico (Siaka Tiéné) ou Yaya. Ensuite, il s’est excusé devant tout le monde. Il m’a dit ”Je suis comme ton papa, si je crie sur toi, c’est pour ton bien”», a dit du technicien français, Wilfried Kanon qui ne tarit pas déloges à son égard : « Il a du caractère, il veut toujours gagner. C’est quelqu’un de bien, qui te conseille, te donne des responsabilités et te motive. Il m’a mis au-dessus de mon niveau, m’a dit que je pouvais y arriver. Cela m’a rendu plus fort mentalement. Avec lui, j’ai plus appris à détester mes erreurs. Il est sévère quand on travaille, et «tranquille» en dehors. Il est relax, il nous fait rire». Kanon soutient que cette consécration va «rendre l’équipe plus forte mentalement». Il estime qu’ils (…)
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